Critiques

[CRITIQUE] : Yoga Hosers


Réalisateur : Kevin Smith
Acteurs : Lily-Rose Depp, Harley Quinn Smith, Johnny Depp, Tony Hale, Vanessa Paradis, Justin Long,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Comédie, Fantastique, Epouvante-Horreur.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h28min.
Disponible dès le 13 mars en VOD dans la collection OVNI

Synopsis :
Colleen et Colleen ont 15 ans et demi et sont meilleures amies. Elles vont à l'école ensemble, font du yoga ensemble, jouent dans un groupe et travaillent au même endroit. Quand deux garçons plus âgés les invitent à une soirée, elles sont bien décidées à y aller - même si un esprit maléfique vient perturber leurs plans.



Critique :



Qu'il est bien loin le temps ou ce bon vieux Kevin Smith, nous faisait méchamment délirer avec ses péloches indés aussi jouissivement bavardes qu'attachantes, toujours avec les mémorables Jay et Silent Bob flanqués au coin d'un drugstore.
Depuis que le bonhomme s'est mis en tête d'imposer sa pierre à l'édifice du cinéma de genre - toujours avec une grosse pointe de comédie -, il semble avoir perdu une bonne partie de son mojo si magique.
Si son Red State s'avérait finalement bien plus malin qu'il n'en avait l'air au film des visions, en beau brulot anxiogène contre le pays de l'Oncle Sam - et toujours cruellement d'actualité -, porté par un duo Michael Parks/John Goodman dément; en revanche, son plus récent Tusk, bordel dérangeant - dans tous les sens du terme -, sorte de torture porn comique frisant lourdement avec le ridicule (un horror movie avec un morse, fallait y penser, ou pas), dans lequel le fidèle Justin Long sert de sac à frappes à... l'immense Michael Parks, encore une fois.



Pas de bol, son Yoga Hosers, qui débarque en VOD ce mois-ci alors qu'il s'est fait copieusement lynché par le critique US l'été dernier, est justement le spin-off de Tusk (!?), basée sur deux adolescentes entraperçus dans le film, et pour lequel quelques personnages font leur retour.
Porté par les filles respectives de Smith et Johnny Depp, Harley Quinn Smith et Lily-Rose Depp, la péloche suit les aléas de Colleen et Colleen, deux ados blasés de 15 ans et demi, adeptes du yoga et qui sont les meilleures amies du monde.
Si elles vont en cours ensemble, elles bossent également conjointement dans une petite épicerie de quartier, histoire de se faire un peu d'argent de poche.
Mais un soir, alors que deux garçons plus âgés les invitent à une soirée, elles sont bien décidées à y aller - même si un esprit maléfique vient perturber leurs plans.



Et quel esprit maléfique, puisqu'il se matérialise ni plus ni moins qu'en armée de saucisses néonazies (résultat WTF d'une expérience scientifique ayant foiré dans les grandes largeurs), bien décidés à conquérir le monde...
Deuxième volet de la " True North Trilogy " après le particulier Tusk et avant Moose Jaws, objet cinéphilique faussement cool mais vraiment barré, Yoga Hosers, kitsch à l'extrême et souffrant cruellement d'un problème de rythme, sera décemment à ranger du côté des bandes mineures du cinéaste.
Vrai-faux film horrifique rachitique en fun malgré un pitch de départ loufoque férocement alléchant (les scènes avec les fameuses saucisses, ne sont pas légion), souffrant autant de son script fourre-tout que d'un budget peu conséquent (bonjour donc, les SFX horribles), le Smith nouveau peine autant à démarrer qu'à réellement capté l'intérêt de son auditoire, malgré le joli minois d'une fifille Depp entouré de ses deux géniteurs, dans des caméos de luxe (et Depp cabotine, à nouveau, joyeusement dans la peau du détective québécois Guy LaPointe).



Pas toujours drôle mais attachant même dans ses nombreux défauts, Yoga Hosers est une petite série B à forte tendance Z, faite de bric et de broc, pas avare en bons dialogues (Kevin Smith quand même) mais qui démontre par A + B le nivellement par le bas d'un cinéaste comptant parmi les plus talentueux du cinéma ricain depuis plus de deux décennies.
Allez Silent Bob, réveille-toi un bon coup et balances-nous un prochain long inspiré, ça nous permettra de gentiment oublier tous ces " petits " écarts de conduite...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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