Critiques

[CRITIQUE] : Logan


Réalisateur : James Mangold
Acteurs : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen, Boyd Holbrook, Stephen Merchant, Richard E. Grant,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Action, Science-Fiction, Aventure.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h16min.
Synopsis :
Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.



Critique :





Peut-être plus encore que le pourtant alléchant Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2, dont on ne doute pas une seule seconde ni de sa qualité, ni de son potentiel awesome; Logan était décemment le film super-héroïque le plus attendu de l'année ciné 2017, par les cinéphiles (un minimum) endurcis que nous sommes.
Deuxième présence derrière la caméra de James Mangold après le réussi Wolverine : Le Combat de l'Immortel, le métrage marquait l'ultime (avant Deadpool 2 ? On croise les doigts) prestation du génial Hugh Jackman dans la peau de Wolverine, qui aura porté à bout de griffes le " X-Men verse " de la FOX pendant près de deux décennies.



Un au revoir concocté avec amour par le duo, adaptant plus ou moins le mythique tome Old Man Logan, dénué de tout artifice putassier et glorifiant sans réserve le charisme animal de son interprète vedette; la péloche promettait non seulement d'incarner une aventure (enfin !) brutale et sincère, mais également un pur raod movie/western post-apo façon Impitoyable, aussi burné que viscéral.
Plus que de simples - et belles - promesses tenues, Logan incarne un divertissement rageur et crépusculaire, une petite merveille de blockbuster méchamment singulier (tout comme Deadpool), et violent, permettant au grand Jackman de faire un (presque) parfait baroud d'honneur.

Dans la peau aussi furieuse qu'abimée de Wolverine, l'acteur, plus impliqué que jamais, rattrape le temps perdu et laisse exploser à l'écran toute la face sombre d'un personnage qu'il aime tant, et qu'il aura marqué au fer rouge pour des décennies (bon curage à celui qui reprendra le flambeau).
En contant l'ultime épopée épique d'un héros épuisé par la vie, dont le seul lien avec la réalité est un vieil ami mal-en-point - Charles Xavier -, et une jeune fille qui lui ressemble presque comme deux gouttes d'eau - Laura/X-23 -; James Mangold creuse encore un petit peu plus l'aspect minimaliste et humain du Combat de l'Immortel, pour mieux signer une bouleversante chronique sur la solitude et la gestion du deuil, tout autant que sur la dépression et la notion du temps qui passe - encore plus lent et douloureux pour les mutants.



Autant drame intimiste et mélancolique (le film peut également se voir comme le portrait brillant de Logan, un homme torturé par une existence gangrénée par la violence et la mort) que vrai western rugueux, engagé et hargneux, tourné entièrement vers ses personnages et aux scènes d'action puissantes - et lisible, malgré quelques SFX ratés -, porté par une histoire aussi intelligemment simpliste qu'elle est d'une richesse étonnante (malgré quelques incohérences scénaristiques avec les précédents métrages de la franchise), et un casting totalement voué sa cause (Jackman et Stewart sont parfaits, Holbrook reste convaincant malgré un rôle mal croqué); Logan, vrai film de super-héros sans réellement en être un, est l'un des blockbusters les plus saisissants de récente mémoire (coucou Fury Road !) jouissif, brillant et captivant de bout en bout même dans ses plus minuscules faiblesses.

Jackman dit adieu (pour de bon ?) à la bête qui est en lui, dans un ultime élan barbare et humain, tandis que nous, nous avons juste envie de la serrer dans nos bras, avec tristesse, pour la dernier fois.
Logan, on t'aime.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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