Critiques

[CRITIQUE] : Les Figures de l'Ombre


Réalisateur : Theodore Melfi
Acteurs : Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe, Kevin Costner, Kirsten Dunst, Jim Parsons, Mahershala Ali...
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Budget : -
Genre : Drame, Biopic.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h06min.

Synopsis :
Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.
Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.



Critique :



Chaque année, durant la très longue saison des récompenses, une pluie de biopics en tous genres se tirent la bourre histoire de glaner quelques nominations et un coup d'éclairage plus marqué que la moyenne.
Machine à statuettes dorées en puissance, s'appuyant sur une histoire vraie fascinante et peu connue,  mettant en avant trois héroïnes de l'ombre ayant contribué, par leur talent, à la grande histoire des  États-Unis; Les Figures de l'Ombre incarne tout ce que l'on peut attendre d'un film à oscars, aussi bien dans ses nombreuses qualités que dans son classicisme flagrant.



Sublimé par un casting méchamment classieux (Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe, Kevin Costner, Kirsten Dunst, Jim Parsons, Mahershala Ali,...), Hidden Figures s'attache donc à conter l'héroïsme certain de Katherine Johnson, Dorothy Vaughan, Mary Jackson, trois femmes afro-américaines au génie certain, luttant durant les glorieuses 60's, pour apporter leur pierre à l'édifice de l'histoire spatiale américaine; à une époque ou les USA et l’URSS se sont battus pour être les premiers à envoyer un homme dans l’espace.
Face autant a la ségrégation raciale qu'au sexisme évident, elles vont faire parler leurs compétences de mathématiciennes pour faire bouger les choses, à leur échelle.
Joli drame humain au sujet aussi fort qu'universel, touchant autant au combat fascinant de la course à la conquête spatiale, qu'à celui vibrant des femmes afro-américaines voulant se faire une place dans une société discriminatoire - ici la NASA -, le métrage traite avec délicatesse et humour du contexte racial bouillant de l'époque, pour mieux incarner une belle aventure humaine et un bel hommage à ses fameuses " Figures de l'Ombre ", aussi pétillantes qu'elles sont frondeuses et follement attachantes.



Biopic moraliste (le film est une ode simpliste à l'héroïsme et à la bravoure) et sincèrement positif, un poil tronqué par une réalisation sans saveur et un académisme évident, mais magnifié par une interprétation sans faille de son brillant trio vedette (Taraji P. Henson, Octavia Spencer et Janelle Monáe sont aussi convaincantes qu'impliquées); Les Figures de l'Ombre est une oeuvre émouvante, une enthousiasmante épopée humaine à la fois légère et nécessaire.
Ce n'est certes pas le meilleur film de la riche course aux statuettes dorées 2017, mais bien l'un de ceux qui mérite décemment le coup d'oeil.


Jonathan Chevrier

 

John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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