Chroniques

[FUCKING SÉRIES] : Man With A Plan : Joey, marié trois enfants !


(Critique de l'épisode pilote)



En cette riche rentrée télévisée 2016, deux des visages les plus drôles du petit écran US faisait leur retour sur la grille des programmes sitcoms de CBS : le Gars du Queens Kevin James et l'éternel Joey Tribiani Matt LeBlanc; tous deux dans des rôles peu originaux de papounets blagueurs de familles bien ancrées dans la middle class.

Si le premier a rencontré son public malgré un show peinant à dérider le moindre sourire - Kevin Can Wait -, même chez le spectateur le moins exigeant qui soit (et habitué à la trogne de l'un des meilleurs potos du grand Adam Sandler); en revanche, Man With A Plan, salopé par la critique US, n'atteint certes évidemment pas les cimes comiques du pilier humoristique de la chaine - The Big Bang Theory ♥ -, mais n'en est pas moins une nouveauté plaisant à regarder, jouissant pleinement du capital sympathie de son acteur vedette - seule et unique star du show.



Pétant nullement dans la soie de l'originalité et ce dès son pitch rebattu (alors que sa femme reprend son métier d'infirmière, un père doit apprendre sur le tas à gérer ses trois enfants et devenir, autant qu'il le peut, un homme au foyer respectable), tout en étant pas forcément aidé par une caractérisation des personnages limitée (les gosses sont accros à internet, la petite dernière est craquante et le garçon de la famille un brin focalisé sous le bas de sa ceinture), la série arrive tout de même à jouer de son concept pour offrir quelques scènes plutôt cocasse dans un épisode pilote plaisant juste ce qu'il faut pour donner un brin envie de revenir en seconde semaine.
Méchamment attendu au tournant, LeBlanc réussit plus ou moins son retour, adaptant son attitude " Joey-esque " à la personnalité d'Adam, père maladroit et loin d'être heureux à abandonner son rôle de papa fun pour celui de policier du quotidien tenu jusqu'alors par sa moitié.

Et force est d'avouer que sans le Matt à la baguette et toute la sympathie qu'il inspire depuis les premières scènes de Friends (qui a, déjà, 22 printemps au compteur...), Man With A Plan n'aurait certainement pas suscité l'intérêt.
Si le temps s'avère parfois un poil long (en vingt minutes...), les rires ne sont tout de même jamais loin et on espère sincèrement que Matt LeBlanc retrouvera toute l'étendue de sa magie comique pour mieux tirer vers le haut un show résolument old school (de la sitcom tout droit sortie des 90's, Mariés, Deux Enfants en tête), mais qui pourrait être une bonne surprise même si des audiences moyennes couplées à des critiques vraiment rudes, pourraient déjà avoir scellé son destin chez les têtes pensantes de CBS...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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