Chroniques

[FUCKING SÉRIES] : The Walking Dead saison 7 : Le Monde selon Negan


(Critique - avec spoilers - du season premiere)

Petit retour en arrière.
Teasé tout au long d'une saison 6 mitigée mais bien plus solide que la précédente, le charismatique et - surtout - terrifiant Negan pointait enfin le bout de son nez dans le dernier quart d'heure du season final, dans ce qui fut, sans l'ombre d'un doute, l'un des moments de télévision les plus intenses de la décennie.
Beaucoup auront d'ailleurs reproché aux showrunners la " supposée " malhonnêteté du cliffhanger qui clôtura la saison, là ou tout le génie transpirait pourtant justement dans cette volonté de ne pas dévoiler à l'écran, la victime des coups terribles de Lucille.
Le but même d'un cliffhanger est de donner aux spectateurs l'envie, même un brin répulsif, de revenir à la rentrée pour connaître son dénouement.



Et après six mois d'une longue attente parsemée d'une pluie de spéculations et théories en tous genre, le glas est tombé cette nuit outre-Atlantique, au sein du season premiere le plus flippant et jubilatoire de l'histoire du show.
Oui, Negan n'a pas tué une fois mais bien deux.
Oui, les deux victimes les plus plausibles sont bel et bien celles " choisies " par Lucille et oui, cette saison 7 démarre sincèrement de la plus belle des manières, promettant une suite de haute volée avec à sa tête, le meilleur vilain possible.

Reléguant au rang de gentil méchant le Gouverneur en à peine quelques scènes, Negan est l'antagoniste suprême : froid, diablement violent tout en étant incroyablement envoûtant et fascinant à mirer.
Campé avec une implication dévorante par l'inestimable Jeffrey Dean Morgan, il glace le sang à chaque sourire, chaque parole, et incarne l'opposant que tout le monde attendait pour faire face à Rick.
Un opposant des plus dominants donc - et encore plus cruel que sa version papier - pour ce season premiere, puisqu'en représailles de ses actions contre lui, Rick se voit amputé de son bras droit Abraham, tué comme un vulgaire animal avant que Negan ne torture la belle Rosita, lourdement endeuillé par le décès immonde de son ancien compagnon.
Énervé, Daryl foncera sur le psychopathe qui, loin de tolérer cet affront, s'attaquera à un autre membre de la famille Rick... Glenn, la victime originelle dans le comics, de Negan.



Un décès prévisible, mais pas pour le moins douloureux et bouleversant tant le personnage, présent depuis le début de la série, était de loin l'un des plus attachants. 
Que le show ne masque ni la brutalité sourde, ni l'horreur pure et quasi iconique de la version papier, est sans doute la plus grande - et belle - surprise de ce retour tant attendu, à l'impact encore bien présent dans la psyché de son spectateur, même quelques heures après sa vision.
Dévastateur et d'une lenteur abominable (dans le bon sens du terme), la scène correspond parfaitement aux attentes aussi bien des fans de la série que de celle du comics, et si l'on peut encore chipoter sur le choix des victimes (certains le feront, c'est une évidence), le show peut maintenant entamer son apologie du cauchemar libéré de sa grosse épée de Damoclès (et il n'a d'ailleurs pas traîné avec la séquence du " sacrifice ", avec Negan ordonnant à Rick de couper le bras gauche de Carl).

On le sait, l'homme est un loup pour l'homme et dans The Walking Dead, le zombie ne fait plus figure que d'une attraction entre deux jeux de massacres.
Si l'on se doute déjà que la suite se focalisera sur comment les protagonistes encaisseront ce choc - ainsi que la sous-intrigue Morgan/Carol au Royaume du King Ezekiel -, cette septième saison n'en est pas moins furieusement alléchante à voir, tant les cartes sont littéralement rabattues (Qu'adviendra t-il de Daryl ? Comment Maggie va t-elle survivre face au deuil et une grossesse compliquée ? Rick arrivera t-il a surmonter sans broncher la domination cruelle Negan ?), et qu'elle a encore beaucoup de séduisants secrets à révéler.

Dans tous les cas, on peut l'affirmer sans sourciller, quel putain de retour que ce season premiere...



Jonathan Chevrier


John Chevrier

0 commentaires:

Publier un commentaire

Fourni par Blogger.