Critiques

[CRITIQUE] : Ma ma


Réalisateur : Julio Medem
Acteurs : Penélope Cruz, Luis Tosar, Alex Brendemühl, Asier Etxeandia, Teo Planell, Anna Jiménez, Silvia Abascal,..
Distributeur : KMBO
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Espagnol, Français.
Durée : 1h51min.

Synopsis :
Magda est institutrice et mère d’un petit garçon de 10 ans. Elle a du mal à faire face à la perte de son emploi et le départ de son mari. Mais lorsqu’on lui diagnostique un cancer du sein, plutôt que de se laisser abattre, elle décide de vivre pleinement chaque instant. Elle profite de son fils, de son médecin bienveillant et d’un homme qu’elle vient à peine de rencontrer. De son combat contre la maladie va naître une grande histoire d’amour entre tous ces personnages. 



Critique :



Si ses récents écarts de conduite comiques au sein d'Hollywood la putain laisse douloureusement penser le contraire (sa courte présence dans le très potache Grimsby - Agent Trop Spécial, celle plus longue mais pas forcément plus remarquable dans le raté Zoolander 2 de Ben Stiller), la sublissima Penélope Cruz est, sans l'ombre d'un doute, l'une des actrices les plus belles et talentueuses de ces vingt dernières années.

Égérie de quelques-uns des plus grands cinéastes moderne (Pedro Almodóvar, Alejandro Amenábar, Matthieu Kassovitz, Stephen Frears, Cameron Crowe, Woody Allen et Ridley Scott) et tout fraichement entrée dans la quarantaine - elle n'a jamais été aussi à tomber -; la voici de retour dans son Espagne natal pour Ma ma; nouveau long métrage de l'excellent Julio Medem (Tierra, Les Amants du Cercle Polaire).


Six ans après le très mitigé Room in Rome, le cinéaste concrétise un projet de longue haleine, avec cette histoire de femme courage devant faire face à la maladie.
On y suit le destin troublée de Magda, une institutrice et mère d’un petit garçon de 10 ans..
Celle-ci a encore du mal à faire face à la perte de son emploi et le départ de son mari.

Mais lorsqu’on lui diagnostique un cancer du sein - pour lequel elle a une chance sur trois de s'en sortir -, plutôt que de se laisser abattre, elle décide de vivre pleinement chaque instant.
Elle profite de son fils, de son médecin bienveillant et d’Arturo, un entraineur du Real Madrid qu’elle vient à peine de rencontrer.
De son combat contre la maladie va naître une grande histoire d’amour entre tous ces personnages...

Sublime drame humain et pétri d'amour, dénué de tout pathos de supermarché abusivement tire-larmes, ne tombant jamais tête la première dans les facilités de la tragédie lourde/sordide et encore moins du mélo chamallow/écœurant; Ma ma est typiquement un de ces moments de cinéma tellement poignant qu'il vous agrippe le cœur pour ne plus jamais vous lâcher, une œuvre solaire dont on ressort difficilement indemne.


Tout du long, la gorge nouée et les larmes ne sont jamais loin pour un spectateur littéralement happé par cette odyssée d'une femme courageuse et lumineuse, qui combat la dureté de son existence par un sourire ravageur et une détermination sans phare pour lutter contre le spectre de la mort; une symbolique de lutte contre la mort encore plus probante puisqu'elle porte en elle la vie.
Elle est une femme comme toutes les femmes et pourtant, Medem et Cruz (indécente de beauté et de perfection) en font la Madone ultime, une mère à la grâce presque divine, forte et débordant d'amour de tous ses pores.

Douloureusement réaliste et lucide tout autant qu'il est porté par un optimisme ravageur, bouleversant - et le mot est faible - et touchant (malgré quelques petites longueurs dans sa seconde moitié), Ma ma, dominé de la tête et des épaules par sa vedette, est une formidable et sincère leçon de vie sur pellicule, un portrait poétique et élégant dans sa volonté de retranscrire une vérité humaine certes bateau mais pourtant foutrement vraie : l'amour sous toutes ses formes, est plus puissant et important que tout.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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