Cendrillon

[CRITIQUE] : Cendrillon


Réalisateur : Kenneth Branagh
Acteurs : Cate Blanchett, Lily James, Helena Bonham Carter, Richard Madden, Stellan Skarsgård,...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Fantastique, Romance.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h45min.

Synopsis :

Dans cette histoire, le père de la jeune Ella, un marchand, s’est remarié après la mort tragique de la mère de la jeune fille. Pour l’amour de son père, Ella accueille à bras ouverts sa nouvelle belle-mère, Lady Tremaine, et ses filles Anastasia et Drisella. Mais lorsque le père d’Ella disparaît à son tour d’une manière aussi soudaine qu’inattendue, la jeune fille se retrouve à la merci de sa nouvelle famille, jalouse et cruelle. Les trois méchantes femmes font d’elle leur servante, et la surnomment avec mépris Cendrillon parce qu’elle est toujours couverte de cendres. Pourtant, malgré la cruauté dont elle est victime, Ella est déterminée à respecter la promesse faite à sa mère avant de mourir : elle sera courageuse et bonne. Elle ne se laissera aller ni au désespoir, ni au mépris envers ceux qui la maltraitent. Un jour, Ella rencontre un beau jeune homme dans la forêt. Ignorant qu’il s’agit d’un prince, elle le croit employé au palais. Ella a le sentiment d’avoir trouvé l’âme sœur. Une lueur d’espoir brûle dans son cœur, car le Palais a invité toutes les jeunes filles du pays à assister à un bal. Espérant y rencontrer à nouveau le charmant « Kit », Ella attend avec impatience de se rendre à la fête. Hélas, sa belle-mère lui défend d’y assister et réduit sa robe en pièces… Heureusement, comme dans tout bon conte de fées, la chance finira par lui sourire : une vieille mendiante fait son apparition, et à l’aide d’une citrouille et de quelques souris, elle va changer le destin de la jeune fille…


Critique :

Si le (très) moyen Alice aux Pays des Merveilles n'avait pas tâter du milliard de dollars de recettes au box-office mondial, force est d'admettre que Disney aurait certainement réfléchit à deux fois avant de revisiter ses mythes fondateurs pour en faire des adaptations lives.

Mais le succès du film de Tim Burton - à qui Maleficent était un temps promis - a fait que non seulement la major aux grandes oreilles s'est vu offrir là un filon en or pour glaner du billet vert à outrance, mais surtout il a fait que le conte est redevenu aujourd'hui un genre éminent populaire aussi bien sur le petit que sur le grand écran.

Le carton du tout aussi moyen Le Monde Fantastique d'Oz de Sam Raimi ayant définitivement enfoncé le clou, Disney entreprend donc un tournant majeur dans sa production cinématographique depuis quelques mois, une sorte de modernisation/mutation que confirma le divertissant (mais sans plus) Maléfique l'an dernier, mais surtout le Cendrillon de Kenneth Branagh cette année, avant les arrivées prochaines du Livre de la Jungle (Jon Favreau), de La Belle et la Bête (Bill Condon) et Dumbo (Tim Burton again).


65 ans plus tard, la major revient donc à l'un de ses plus gros succès inspiré du conte culte de Charles Perrault, avec Cinderella - déjà usée dans le palot Into The Woods il y a quelques semaines -, en lui offrant une adaptation magique et colorée infiniment proche du dessin animée tout en lui offrant une vision live un brin plus inédite.

Sur le papier, ce concept purement commercial avait de quoi nous rebuter un brin, mais la présence à la réalisation de l'inestimable cinéaste Shakespearien Kenneth Branagh (plus inspiré quand il ne cornaque pas des blockbusters) ainsi que celle d'un casting trois étoiles (Cate Blanchett, Lily James, Helena Bonham Carter, Richard Madden et Stellan Skarsgård pour ne citer que), avait de sacrés atours pour joliment séduire son cinéphile.

Et si il manque logiquement d'originalité puisqu'il respecte à la lettre la féerie du récit original (pas un mauvais point pour lui donc), Cendrillon n'en est pas moins un merveilleux divertissement qui reprend sans aucune fausse note et avec une minutie remarquable tous les petits détails qui faisait la magie du dessin animée culte.

D'une émotion intense et maîtrisée et ne souffrant nullement du sentiment de déjà vu, le film joue pleinement la carte de l'émerveillement constant (la scène du bal, véritable clou du spectacle) avec un naturel et un réalisme étonnant, via une esthétique parfaite et une pluie de décors tous plus impressionnants les uns que les autres.


Kitsch juste ce qu'il faut, haut en couleurs que ce soit aussi bien aux niveaux de ses personnages (porté par une douce ironie assumée) que de ses costumes, Kenneth Branagh, avec le talent qu'on lui connait, donne vie au plus célèbre des contes de fées, en nous transportant littéralement dans le monde de Cendrillon, bien aidé par une photographie léchée, un score renversant de Patrick Doyle -dont les notes captent à merveille la magie Disney -, et un des personnages tous magnifiquement interprétés.

Notamment la Cendrillon en question, campée par une Lilly James absolument délicieuse là ou beaucoup - dont moi - avait pensé de prime abord, qu'elle n'était pas de taille pour un tel rôle (Emma Watson avait décliné l'offre).
So cute et d'une candeur follement rafraîchissante, elle incarne une Ella fragile et courageuse à la fois mais surtout incroyablement touchante et attachante.

Son alchimie avec l'excellent Richard Madden (Robb Stark Forever !) est convaincante et apporte une belle plus-valu au film.
Tout comme la performance de l'inestimable Cate Blanchett, jouissive dans la peau de la foutrement détestable marâtre, tandis qu'Helena Bonham Carter, sympathique en marraine un peu barrée, se voit cantonnée à une figuration de luxe.

Brillant, divertissant, faussement naïf et tout simplement enchanteur, Cendrillon est incontestablement la meilleure adaptation live d'un dessin animée Disney depuis que la major en a fait son nouveau gagne pain, qui déjoue totalement l'idée préconçue que tout cinéphile un brin averti, pouvait se faire de lui avant vision.


Étonnant, surprenant, bien plus fort et riche thématiquement qu'il n'en à l'air mais surtout d'une beauté stupéfiante, il nous fait irrémédiablement retomber en enfance et incarne l'une des plus belles surprises de ce premier trimestre ciné de 2015.

Un beau plaisir coupable dont les petits ne seront pas les seuls à croquer dedans avec gloutonnerie.

On va donc décemment prier pour que le Beauty and The Beast de Bill Condon, attendu pour mars 2017, soit tout aussi merveilleusement réussi.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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