Brian A. Miller

[CRITIQUE] : The Prince


Réalisateur : Brian A. Miller
Acteurs : Jason Patric, Bruce Willis, John Cusack, Curtis Jackson,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h34min.
Date de sortie DVD/Blu-Ray : 28 janvier 2015

Synopsis :
Paul semble être un garagiste sans histoires : il vit seul et garde contact par ordinateurs interposés avec sa fille partie étudier à la Nouvelle-Orléans. Mais lorsque celle-ci ne donne plus signe de vie, il part tout de suite à sa recherche. Dans sa quête, il révèle alors un passé de tueur à gages et devra faire face à de vieux ennemis, comme Omar, qui a un compte à régler avec Paul depuis plusieurs années ...


Critique :

Si il y a bien une chose que l'on ne peut pas reprocher à l'excellente carrière de Bruce Willis, c'est son éclectisme, certes souvent motivé par son amour des billets vert, mais qui aura au moins eu le mérite de prouver que le bonhomme avait la capacité de pouvoir s'adapter à tous les genres mais surtout, à une pléthore de cinéastes de talents.

Reste que depuis quelques années, et mis à part quelques fulgurances bien senties (Looper de Rian Johnson en tête), le célèbre John McClane - plus très longtemps à l'allure ou va la franchise - attache son nom et sa renommée à des péloches rarement défendables, des séries B bas de gamme évitant soigneusement (ou aurait dût, remember Die Hard 5) la case cinéma pour directement débarquer dans les bacs à DVD/Blu-Ray.

Il n'est pas le seul dans ce cas, Forrest Whitaker (qui lui sait choisir ses projets en salles), John Cusack et Nicolas Cage (no comment...) en font de même depuis des lustres, au point même que les producteurs sortent le chéquier et s'amusent à les associer ensemble, avec plus ou moins (surtout) de succès.


Et c'est de nouveau le cas avec The Prince, série B d'action signé Brian A. Miller - un habitué des DTV/nanars -, dans lequel notre ami Bruce partage la vedette avec ni plus ni moins que John Cusack, Jason Patric et Curtis " 50 Cent " Jackson.

Ou un wannabe Taken - tout comme le récent Tokarev avec Nicolas Cage -, qui ne rentrera décemment pas dans les mémoires, même si il s'avère suffisamment divertissant et efficace pour passer un bon moment sans prétention.

The Prince donc, ou l'histoire d'un ancien tueurs à gages devenu garagiste sans histoire, Paul (Patric), papa d'une jeune adolescente partie étudier à la Nouvelle-Orléans et avec qui il garde contact par ordinateurs interposés.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce que la dîte fi-fille ne donne plus aucun signe de vie et qu'un autre interlocuteur montre son visage sur Skype.

Conscient qu'il se passe quelque chose (et pas uniquement que sa môme lui cache son potentiel petit copain), le Paulo part à sa recherche et devra faire face à de nombreux anciens ennemis pour la retrouver.
Notamment Omar (Willis), qui a un compte à régler avec lui depuis plusieurs années...


Dis comme ça, The Prince pue le déjà vu à plein nez, la série B d'action étant un genre tellement balisé qu'il est très facile de plonger dans la redite surtout que, soyons honnête, le cinéma ricain n'a jamais eu honte de nous resservir la même soupe à longueurs de péloches au fil des décennies.

Revenge movie classique et prévisible qui accumule les clichés comme tout bon divertissement du genre, manquant cruellement d'originalité et se cherchant un peu (bon beaucoup) scénaristiquement, le métrage ne révolutionne clairement pas la série B made in US même si il comporte son petit lot de satisfaction, à savoir des scènes de fights, d'explosions et de fusillades limitées mais honnêtement emballées, et un casting vedette qui en met plein les yeux à défaut de réellement marquer.

Car comme on pouvait s'en douter, Willis, Cusack et 50 Cent en mode pilote automatique, ne sont là que pour embellir l'affiche (et rendre vendeur le film à l'international) et empocher un graisseux chèque histoire de payer les impôts certainement coton de L.A., assurant un service minimum dans des apparitions chronométrées à la seconde et incarnant plus du caméos de luxe qu'autre chose.

Reste que dans leur mise en valeur du personnage de Paul, campé par un Jason Patric qui tient admirablement bien la baraque, remarquable d'intensité et de froideur dans la peau du père furax tentant de fuir son passé et capable de tout pour retrouver sa progéniture, le trio fait le boulot.
Idem pour ce qui est de la mise en scène de Miller, étonnement adroite dans les scènes d'action là ou elle parait complétement effacée et dénuée d'émotion le reste du temps.


Efficace, tenant bien en haleine son spectateur même si il aurait dut bien plus se laisser aller dans un déballage de fun salvateur, The Prince se consomme comme une petite série B banale mais divertissante, dans la même veine des productions décomplexées et torchées en deux temps, trois mouvements par Europa Corp et notre Lucky Luc Besson national.

De quoi faire l'affaire lors d'un samedi soir entre potes, mais pas forcément plus.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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