Anthony Hopkins

[CRITIQUE] : RED 2


Réalisateur : Dean Parisot
Acteurs : Bruce Willis, John Malkovich, Mary-Louise Parker, Helen Mirren, Anthony Hopkins, Catherine Zeta-Jones, Byung Hun Lee, David Thewlis,...
Distributeur : SND
Budget : 84 000 000 $
Genre : Comédie, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h56min.

Synopsis :
Lorsque l’agent retraité de la CIA Franck Moses apprend la mort de son ancien collègue Marvin, il se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter qu’il va au-devant de gros problèmes… Arrêté et interrogé par le FBI au sujet d’un mystérieux "Projet Nightshade", il ne doit son salut qu’à l’intervention de Marvin qui avait simulé sa mort. Ils se lancent alors dans une course poursuite à travers le monde pour découvrir le secret du "Projet Nightshade".


 Critique :

A l'époque ou être un vieux briscard à Hollywood était synonyme - et l'est toujours encore un peu d'ailleurs -, de bon pour la casse, les vieux papes de l'action Sly, Schwarzy, Willis et Cie, ont prouvés à tous qu'ils étaient toujours bon pour le service.

Surtout le Bruce, car au-delà des Expendables, le bonhomme s'est toujours payé le luxe d'en être de plusieurs cartons, pour preuve les récents Looper et RED, dont la suite débarque d'ailleurs en grande pompe dans nos salles obscures cette semaine.

200 millions de dollars de recettes pour à peine 58 millions de budget, pour les grosses pontes de chez Lionsgate, le calcul n'était pas compliqué à poser : une suite se devait d'être obligatoirement mis en chantier pour profiter et capitaliser d'un tel succès.
Pas un mal pour nous les cinéphiles, tant RED premier du nom avait été hautement sympathique lors de sa sortie, grâce aux cabotinages all-star de Bruce Willis, Morgan Freeman, la très charmante Mary-Louise Parker mais surtout d'un John Malkovich survolté, le tout avec en prime la classieuse Helen Mirren en tueuse méthodique, et que l'on avait jamais vu autant s’éclater au cinéma.


Exit Freeman donc et bonjour Catherine Zeta-Jones, Anthony Hopkins, Byung Hun Lee et David Thewlis entre autres, pour une intrigue qui va pousser les deux anciens agents de la CIA Frank Moses et Marvin Boggs, accompagnés de la madame de Frank, Sarah Ross, ainsi que du physicien nucléaire Edward Bailey - tout droit sorti d'un asile de fous criminels ou il a passé trente-deux ans de sa vie -, à reprendre du service et à voler une bombe atomique cachée dans le Kremlin pendant la guerre froide.
Un engin explosif constituant un enjeu international depuis que WikiLeaks en a révélé son existence et lié à Frank et ses amis.

Plus friqué mais pas pour autant plus original, RED 2, aussi sympathique soit-il, déçoit dans sa volonté de n'être qu'une " simple " suite plus déjanté et spectaculaire que l’œuvre original justement.
Car si ça pète fort et que ça délire grave - merci une fois encore à l'inestimable John Malkovich, de nouveau en plein one man show -, via des dialogues et un second degré finement scriptés, et quelques poursuites plus ou moins bien emballées, la bande pêche durement par son intrigue lourdement bancal et peu complexe, recyclant de nouveau la sempiternelle guerre froide comme thème majeur, fruit central de (beaucoup) trop de péloches d'espionnages ricaines depuis plus d'une vingtaine d'années.

Convenue, la direction d'acteurs elle aussi ampute sacrément le rendu final.
Car si le quatuor habituel Willis - charismatique même si il a l'air un peu moins impliqué que sur le premier opus -, Malkovich - désopilant et en tout point indispensable -, Parker - délicieusement sexy et ridicule -, et Mirren - plus dangereuse dans l'action et donc du coup nettement moins crédible -, nous offre une composition connue et délectable, on déplorera cependant grandement que le réalisateur Dean Parisot (l'immense Galaxy Quest) ait autant laissé de liberté aux nouveaux venus dans la franchise.


Autant Byung Hun Lee est toujours exceptionnel et classe, et Catherine Zeta-Jones, sex-appeal oblige, passe encore en agent double gallo-russe aussi bandante que foutrement clichée, autant on a un peu plus de mal à supporter le cabotinage de plus en plus constant d'un Anthony Hopkins qui se marre mais ne nous amuse pas, et d'un David Thewlis un tantinet trop excentrique et caricatural.

Du coup RED 2, c'est un peu la suite de trop malgré pleins de bonnes intentions et un Malkovivh au sommet.

Plus délirant mais n'ayant plus du tout l'avantage d'un effet de surprise salvateur, la bande se laisse tout de même regarder sans trop déplaisir, si on laisse ses exigences dans les vestiaires avant la séance.

Si on avait un peu de mal à comprendre son insuccès dans les salles US il y a quelques semaines, on peut désormais mettre, un peu, cela au crédit de la déception des fans de l’œuvre original, qui ont dut faire face à un produit prometteur sur le papier mais au final assez banal.


Mais que l'on se rassure, nos retraités extrêmement dangereux auront très vite une chance de se rattraper, via une troisième aventure qui devrait officiellement être mis en chantier d'ici janvier prochain.

Bonne nouvelle ou pas, l'avenir nous le dira...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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