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[CRITIQUE] : Ducobu et le fantôme de Saint-Potache


Réalisateur : Élie Semoun
Acteurs : Charlie Garnier Naslin, Élie Semoun, Émilie Caen, Gérard Jugnot,...
Distributeur : UGC Distribution
Budget : -
Genre : Comédie, Famille.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h30min  

Synopsis :
C’est Halloween, et Ducobu revient pour une aventure pleine de rires et de mystères ! Le professeur Latouche et Mademoiselle Rateau emménagent dans une maison… hantée par le ​ fantôme d'Anatole, le plus grand cancre de l’histoire de l’école Saint-Potache. Ce fantôme farceur va entraîner Ducobu, Léonie, leurs parents et Kitrish dans une série de péripéties ​ aussi drôles qu’inattendues. Mais attention : à Halloween, tout peut arriver…




Il y a une certaine ironie qui habite la distribution des comédies hexagonales ayant pour cadre l'univers impitoyable de la jungle scolaire, tant elles débarquent dans les salles obscures au moment même où la quasi-totalité de son public cible où presque - les mômes - est certes disponible, mais surtout au moment où il ne veut absolument pas entendre parler des cours : les vacances scolaires.

Un poil en embuscade et prenant sensiblement de l'avance au coeur d'une spooky season où l'on n'aurait pas forcément pensé à l'inviter (et qui, sur le papier, ne vend pas fondamentalement du pâté, au-delà d'un Clayface plein de promesse), Ducobu sixième du nom (déjà), sobrement intitulé Ducobu et le fantôme de Saint-Potache et toujours chapeauté par un Élie Semoun fidèle au poste devant et derrière la caméra, tente donc de conjurer un brin le sort et d'offrir enfin un opus digne de ce nom à une saga qui s'avère in fine aussi cancre cinématographiquement parlant, que son jeune héros au pull jaune et noir rayé.

Copyright Marc Bo

Presque bonne pioche tant le film, pas dingue, incarne néanmoins sans trop forcer, le meilleur film de toute la franchise, tirant le bon parti d'un pitch prétexte et de saison, qui s'éloigne un brin de la monotonie des salles de cours pour voguer sur le terrain balisé d'un wannabe Chair de Poule à la française (un Ducobu privé d'Halloween, un Latouche qui emménage dans un manoir hanté par le fantôme d’un ancien cancre de Saint Potache, Anatole, qui lui mène la vie dure), la péloche suit sans une once de subtilité les lignes d'une intrigue prétexte et facile où aucune surprise ne vient se greffer (même ses maigres références), roulant tranquillement sa bosse en tant que divertissement certes inoffensif mais plaisant, autant bardé de personnages unidimensionnels et de séquences humoristiques éventées dans la bande annonce, que d'effets surnaturels pas si dégueux même si limités.

Anodin mais incarnant à la fois une manière soft d'initier un jeune public au fantastique, mais aussi une belle manière de célébrer Halloween dans un pays où il n'a rien d'un événement (le tout avec un Gérald Jugnot qui s'éclate et que l'on suivrait - presque - partout), ce nouveau Ducobu oublie un poil la définition du fun, mais sa note relève le bulletin d'une saga qui jusqu'ici frôlait le zéro pointé.


Jonathan Chevrier