Critiques

[CRITIQUE] : L'Extraordinaire Voyage du Fakir


Réalisateur : Ken Scott
Acteurs : Dhanush, Bérénice Bejo, Barkhad Abdi, Erin Moriarty, Gérard Jugnot, Hearty Singh,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Comédie, Aventure.
Nationalité : Français, Belge, Indien.
Durée : 1h40min.


Synopsis :
Aja, un jeune arnaqueur de Mumbai entame, à la mort de sa mère, un extraordinaire voyage sur les traces du père qu’il n’a jamais connu. Il rencontre l’amour à Paris dans un magasin de meubles suédois, le danger en compagnie de migrants somaliens en Angleterre, la célébrité sur une piste de danse à Rome, l’aventure dans une montgolfière au-dessus de la Méditerranée, et comprend finalement ce qu’est la vraie richesse et qui il souhaite devenir.




Critique :


On avait laissé le cinéaste canadien Ken Scott un brin lessivé par le carton surprise - voire même maousse costaud - de sa sympathique comédie Starbuck (dans laquelle un homme découvrait, après avoir gentiment abusé du don de sperme, qu’il était le géniteur anonyme de plus de 530 enfants depuis plus de deux décennies), qu'il a lui-même remaké outre-Atlantique - Delivery Man -, avec Vince Vaughn en rôle-titre, comédien qu'il retrouvera deux ans plus tard, toujours en terre US, pour le road trip difficilement défendable Jet Lag.


De retour avec un projet nettement plus terre-à-terre, L'Extraordinaire Voyage du Fakir - un temps porté par la géniale Marjane Satrapi -, et bien aidé par matériau d'origine solide (le roman L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puertolas, gros succès littéraire), Scott renoue joliment avec la fibre légère et humaine de son cinéma pour signer un feel good movie enchanteur.
Conte initiatique et romanesque axé sur les aventures rocambolesques d'un jeune indien fan d'Ikea (Dhanush, parfait), balloté sans le vouloir, aux quatre coin du vieux continent, traitant habilement de certaines questions sociales (l'immigration clandestine, l'intégration sociale,...) tout en étant jamais plombé ni par la romance touchante qui est en son centre (sublime Bérénice Bejo) ni par son humour omniprésent; le film de Scott se pare également d'un beau message central : l'ouverture au monde et aux autres, dans un bel élan de solidarité sincère jamais putassier.


Belle et épique ode à l'humanité et à l'évasion, rythmée façon rencontre improbable entre le cinoche européen et Bollywood, aussi drôle et attachant que pétri de tendresse, L'Extraordinaire Voyage du Fakir est un petit bonbon acidulé sur pellicule, coloré, fantaisiste et faussement naïf, qu'il serait bien dommage d'éviter dans les salles obscures, entre deux blockbusters rutilants made in America.

Jonathan Chevrier



John Chevrier

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.