Annecy 2019

[CRITIQUE] : White Snake


Réalisateur : Kahong Wong et Ji Zhao
Acteurs : Zhe Zhang,...
Distributeur : Diaphana Distribution
Budget :-
Genre : Animation, Fantastique, Romance
Nationalité : Chinois, Américain.
Durée : 1h38min

Synopsis :
Une jeune femme nommée Blanca a été sauvée par un chasseur de serpents, Xuan. Mais elle a perdu la mémoire et elle est loin d'être hors de danger. Ensemble, ils partent à la recherche d'indices sur son identité. Tout au long du chemin, ils font face à de dangereux obstacles et développent progressivement des sentiments l'un pour l'autre. Alors qu'ils sont tout près de découvrir qui elle est vraiment, une catastrophe se profile.

Critique :

Pour le premier film d'animation chinois de la Warner Bros., Amp Wong et Ji Zhao décident de revenir sur une légende chinoise très connue, celle du serpent blanc. White Snake se veut comme une forme de prequel au conte, et s'intéresse sur ce qui se passe avant la légende, la première rencontre entre Blanca et Xuan. La productrice a d'ailleurs prévenu que le film était purement chinois et avait hâte d'avoir des retours d'autres cultures. C'est tout l'enjeu du film : être le plus compréhensible possible, tout en gardant un esprit mythique de la légende.



Le film entier est un flash-back, introduit par un début mystérieux, où deux femmes Blanca et Verta coulent des jours solitaires dans une grotte. Mais Blanca se sent vide, comme s'il lui manquait quelque chose. Verta décide de lui donner son épingle à cheveu. En le touchant, Blanca se souvient de sa vie d'avant, où elle a rencontré l'amour de sa vie Xuan, à la suite d'un accident alors qu'elle avait combattu le Général pour le tuer. Ils sont le couple de la légende, mais White Snake se passe 500 ans avant.
Le film a un rythme soutenu et les péripéties s'enchaînent rapidement. On ne pas peut s'ennuyer, car il n'y a aucun temps morts. Il est donc quasi impossible de ressentir de l'empathie avec cette dynamique qui ne laisse aucun espace pour l'émotion. Surtout que le scénario en lui-même est assez basique, avec une histoire d'amour au comble de la niaiserie. Blanca et Xuan tombent amoureux en soixante secondes top chrono, et à l'instar de Roméo et Juliette, ils ne peuvent pas être ensemble. On découvre vite que Blanca n'est pas humaine, mais un monstre serpent, censé détester les humains. Xuan, lui, est un "snakecatcher" (chasseur de serpent) qu'il vend au Général (car c'est la qu'il puise sa magie noire). Ils ne sont pas fait pour s'aimer, pourtant ils ne peuvent s'en empêcher. Chacun est capable de se sacrifier pour l'autre, dans un élan dramatique un poil kitsch.



Par contre, on ne peut pas enlever à White Snake une certaine poésie, venant principalement de l'animation, qui nous propose des plans à couper le souffle. Le film prend le parti pris d'une certaine sexualisation des personnages (surtout féminin comme par hasard), n'hésitant pas à filmer une scène de sexe (pudiquement certes, mais sensuelle). Nous sommes loin du tout public de Disney.
Si vous êtes fans des contes chinois, vous pouvez certainement trouver votre compte avec White Snake. Malheureusement, l'histoire cliché et les personnages trop lisse empêche le film d'être la tragédie épique d'animation qu'il rêve d'être.


Laura Enjolvy

Laura Enjolvy

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