Critiques

[CRITIQUE] : Men in Black : International


Réalisateur : F. Gary Gray
Acteurs :  Chris Hemsworth, Tessa Thompson, Kumail Nanjiani, Liam Neeson, Emma Thompson, Rebecca Ferguson,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Science-Fiction, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h55min

Synopsis :
Les Men In Black ont toujours protégé la Terre de la vermine de l’univers. Dans cette nouvelle aventure, ils s’attaquent à la menace la plus importante qu’ils aient rencontrée à ce jour : une taupe au sein de l’organisation Men In Black. 



Critique :


Il y a quelque chose d'assez frustrant dans l'idée de voir qu'un concept aussi fun que Men in Black, se soit essoufflé et même douloureusement normalisé dès sa seconde arrivée en salles, sans jamais avoir réussi à relever la barre depuis.
Si la franchise avait pourtant pleinement la possibilité de renaître de ses cendres avec un crossover totalement fou mais alléchant avec 21 Jump Street, Sony Pictures a finalement botté en touche en choisissant la facilité : un spin-off londonien (coucou Kingsman), façon remise à zéro et au goût du jour des nouveaux codes boursouflés aux CGI des blockbusters, capitalisant sur le star power établi de Chris Hemsworth, et celui naissant de la belle Tessa Thompson.


Seuil d'exigence au plus bas donc, pour ce MIB Begins 2.0, rompant partiellement avec la trilogie-mère (Emma " O " Thompson sert à faire une jonction fébrile), pour mieux partir vers une nouvelle aventure facile et peinant franchement à démarrer, qui ne perdra décemment pas ceux qui ont perdu la franchise en cours de route.
Véritable divertissement de masse cosmopolite, traversant le globe au gré d'une histoire prétexte et convenue - les différentes destinations servant justement à nourrir une intrigue qui en a cruellement besoin -, à la caractérisation des personnages limitée (une jeune recrue qui cherche à faire ses preuves, un agent chevronné un poil provocateur, et aux dialogues lourdement résumés à leur fonction narrative, tuant dans l'oeuf toute possibilité d'improvisation (art dans lequel Hemsworth peut exceller); Men in Black : International s'impose tout du long comme l'un des sketchs les plus onéreux de la télév... du cinéma, où les SFX, plus où moins bien amenés, et un bestiaire assez riche, ne contrarient jamais la nonchalence ambiante du métrage jusqu'à un final indigeste et gentiment décevant.


Décontracté (trop?), emballé avec soin et dynamisme mais sans la moindre valeur ajoutée, par un F. Gary Gray cherchant au maximum a tiré le peu de substance du scénario qu'on lui a refilé entre les mains, Men in Black : International, parti au départ pour offrir un rebond à la saga autant qu'un retour aux sources salvateurs, n'arrive in fine qu'à s'inscrire dans la peu glorieuse lignée des deux opus précédents, privilégiant la simplicité absurde d'un univers magnifiant le bizarre et le fantastique old school, et maintenant constamment au tas des pâquerettes ce qui aurait pu/dû être un grand spectacle familial.
Reste que dans cet océan salé de déception où plutôt, de banalité ne démarquant jamais le film des blockbusters lambda livrant clefs en mains leur peu de tenant aux spectateurs, un duo formidable surnage et distille un parfum de charme enivrant, rendant le tout gentiment supportable, et lui faisant même presque dépasser le cadre du simple divertissement estivale : Tessa Thompson et Chris Hemsworth.


La première est convaincante et pleine de fraîcheur dans le rôle pourtant bateau de la jeune recrue surdouée, tandis que le second en impose dans le rôle de l'agent provocateur et prétentieux mais génial (même s'il accumule les vannes potaches ne faisant pas toujours mouche), qui a toujours la situation bien en main.
Leur duo fonctionne du tonnerre - comme pour Ragnarok - et sauve des limbes un spin-off qui en avait potentiellement dans sa besace, mais se borne à ne rien montrer à l'écran.
Et contre toute attente, ce n'est décemment pas les absences de Tommy Lee Jones et Will Smith qui posent le plus gros des problèmes...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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