Chroniques

[FUCKING SÉRIES] : Everything Sucks ! : Nostalgie quand tu nous tiens...


(Critique - avec spoilers - de la première saison)



Jusqu'à aujourd'hui, Netflix a plutôt eu le nez fin avec ces créations originales centrées sur les adolescents (13 Reasons Why, Atypical, Stranger Things, The End of The F***ing World,...) et on ne pouvait qu'être franchement enthousiasmé à l'idée de mirer leur dernière production en date, Everything Sucks !, show qui titille méchamment notre fibre nostalgique en nous replongeant tête la première dans les merveilleuses années 90.


Et le charme opère vite, très vite, à tel point que la vague mélancolique de cette époque bénie qui nous ravive pléthore de souvenirs, submerge presque les défauts criants du show, que ce soit le mélange hasardeux entre le mélodrame et la comédie où la prévisibilité effarante de son histoire, aussi sincère soit-elle, qui semble recycler les canons du genre avec plus ou moins d'habileté (on pense autant à Dawson qu'à la cultissime Freaks and Geeks); idem pour la caractérisation de ses personnages, assez faiblarde dans la généralité - hors les héros-titres - voire même carrément pas crédible.


Mais passé une première moitié ou la série se cherche comme ses protagonistes principaux (ados attachants/énervants comme les adultes un brin ignorant), avec sa love story précieuse entre un wannabe cinéaste en herbe et la fille du directeur du collège (alors que leurs parents célibataires en fond de même...), enlacée au son d'une bande originale au poil et d'un petit projet de série Z SF concocté par un club d'audiovisuel; Everything Sucks ! commence à véritablement trouver son ton entre teen movie touchant et vrai drama familial, et détourne nos attentes notamment par la force d'un twist improbable (mais entièrement satisfaisant) et un canevas puissant de thèmes universels (l'acceptation de soi, l'amitié, l'honnêteté), qui font toujours mouche quand ils sont distillés avec honnêteté et sérieux.


Divertissante, prenante, plus douce que mordante (même si certains passages ne sont pas si confortables que cela), porté par de jeunes comédiens impressionnants - Peyton Kennedy et Jahi Winston en tête -; la nouvelle création Netflix est aussi joliment confuse qu'elle est charmante, un petit morceau d'époque nostalgique (comme Stranger Things, en moins maîtrisé) qui ne contentera décemment pas tout le monde, mais qui saura atteindre les coeurs de tous ceux qui se laisseront séduire et aller au-delà des premiers épisodes maladroits...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

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