Alejandro Monteverde

[CRITIQUE] : Little Boy


Réalisateur : Alejandro Monteverde
Acteurs : Jakob Salvati, Michael Rapaport, Cari-Hiroyuki Tagawa, Emily Watson, Tom Wilkinson,...
Distributeur : Saje Distribution
Budget : -
Genre : Aventure, Famille.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h46min.

Synopsis :
Alors que son père vient de partir pour la Deuxième guerre mondiale, Pepper, petit garçon de huit ans, reste inconsolable.
Avec la naïveté de son âge, il est prêt à tout pour faire revenir son père coûte que coûte…



Critique :


Chaque année, la faute à une programmation en salles frisant lourdement avec l'hérésie, plus d'une péloche du bon gout se voit totalement englué autant par la concurrence souvent incarné par des blockbusters rutilants, que par une actualité exceptionnelle.
Little Boy d'Alejandro Monteverde n'est décemment pas le premier à cumuler ses deux cas de figure, mais il est certainement de ceux dont on a une féroce soutenir et revendiquer la beauté, tout autant que la nécessité de le découvrir dans une salle obscure.


En suivant l'histoire magique pleine de tendresse d'un petit homme aussi attachant qu'il est courageux, Pepper, bien décidé à retrouver coûte que coûte son paternel parti à la guerre (la Deuxième guerre mondiale), Little Boy incarne une douce et naïve ode à l'amour filial et paternel sous fond de dramédie historique/familiale joliment tire-larme.
Un véritable feel good movie émouvant et fascinant, prenant les traits douloureux d'un récit initiatique ou l'imaginaire de l'enfance se voit brutalement percuté par la dureté de la vie et de la " Grande Histoire ".


D'une mélancolie et d'une poésie qui touche droit au coeur, Monteverde profite du brillant portrait d'un enfant inconsolable, porté avec conviction par la bouille so cute de Jakob Salvati, pour mieux parsemer son oeuvre d'une habile parabole sur la différence (physique et raciale), la foi (aussi bien en Dieu qu'en l'autre), la fraternité et la tolérance.
Dominé par une mise en scène enlevée et un casting totalement voué à sa cause (Michael Rapaport et Emily Watson sont formidables), Little Boy est une fable sur l'enfance aussi belle que généreuse, aussi charmante qu'elle est sincère; un petit bonbon acidulé qu'il serait bien maladroit de manquer, même s'il sera - évidemment - certainement très ardu à trouver dans les salles...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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