Critiques

[CRITIQUE] : Kong : Skull Island


Réalisateur : Jordan Vogt-Roberts
Acteurs : Brie Larson, Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, John Goodman, John C. Really, Toby Kebbell,...
Distributeur : Warner Bros. France
Budget : 190 000 000 $
Genre : Action, Aventure.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h58min.

Synopsis :
Un groupe d'explorateurs plus différents les uns que les autres s'aventurent au cœur d'une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu'ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…



Critique :


Petit retour en arrière.
2005, fraîchement débarrassé de l'éreintante - mais gratifiante - production de la magistrale trilogie du Seigneur des Anneaux (et ne se doutant pas encore, qu'il serait appelé à revenir en Terre du Milieu), le grand Peter Jackson s'attaquait à un autre monstre de la pop culture : King Kong, qui après deux classiques indiscutables - ceux de 1933 et 1976 -, avait vu son aura de roi des monstres méchamment mis à mal par une multitude de variations/déclinaisons cinématographique à la qualité plus que douteuse (Tarzan contre King Kong, really ?).
Amoureux du mythe depuis toujours, le Peter nous offra ni plus ni moins qu'un retour parfait à Skull Island, en signant un blockbuster majestueux, d'une sensibilité et d'une justesse sans égal.



Monster movie sous fond de love story non-conventionnelle entre une femme et un " animal "  à l'évolution gigantesque, à la beauté aussi subtile qu'émotionnellement pure et déchirante (tout n'est qu'un jeu de regards, et l'ultime entre Kong et Watts, est à pleurer), usant de la technique contemporaine - et de son budget conséquent - pour servir son histoire (soit l'inverse de la majorité des blockbusters) et redonner le sens du mot " imposant " à son illustre vedette; King Kong, porté par une pluie de séquences mémorables et un souffle à la fois intimiste et épique, est un blockbuster ultime comme on en fait trop peu, un chef-d'oeuvre à part entière.



Plus d'une décennie plus tard, et dans une optique de produire un nouveau " Monster-verse " qui culminera vers un bouillant Godzilla vs King Kong d'ici 2020, la Warner ressort son immense gorille pour un énième rendez-vous, Kong : Skull Island, qui se veut comme un reboot/prequel du mythe Kong - mais aussi du récent Godzilla de Gareth Edwards -, croisant la route d'une poignée d'individus n'ayant pas réellement conscience du guêpier mortel dans lequel ils se sont fourrés.
Mise en boîte par le méconnu Jordan Vogt-Roberts et adoubé par un casting vedette aussi talentueux qu'il est bankable (Brie Larson, Tom Hiddleston, les inestimables John Goodman, Samuel L. Jackson et John C. Reilly), ce nouveau Kong prend admirablement le contre-pied du film de Jackson, en incarnant un pur divertissement d'action furieux, jouissif et volontairement old school, à la richesse visuelle étonnante.



Film de guerre intelligemment situé en plein milieu des 70's, avec une Amérique en crise et encore traumatisée par la Guerre du Vietnam (le fantôme de Apocalypse Now hante tout le métrage), se transformant peu à peu en un survival militaire au pays des monstres, citant directement le viscéral Predator de tonton McTiernan; Kong : Skull Island ne fait jamais dans la demie mesure et envoie sans attendre la purée à l'écran (Kong ne traîne pas pour pointer le bout de son nez), dans un déferlement d'action intense, maîtrisé et franchement entraînant.
Épuré de toute complexité narrative (le récit est littéralement relégué au second plan malgré un sous-texte écolo, les personnages sont croqués à la truelle), drôle (John C. Reilly ♥) et bandant à souhait - B.O. rock en prime -, sorte de ballade chaotique en terre inconnue totalement vouée à l'aura menaçante d'un Kong charismatique en diable (coucou les scènes de fight Harryhausenesque !); la péloche est un véritable moment de cinéma galvanisant, un déferlement de plaisir enfantin aussi jouissif qu'il est musclé.



Appliqué, Vogt-Roberts cadre sa bestiole à poil dans toute sa splendeur, en lui offrant un comeback retentissant et iconique.
Après la poésie et la finesse du (critiqué) film d'Edwards, Kong : Skull Island mise sur le spectacle total, furieux et décomplexé; deux visions du blockbuster audacieux etvun brin nostalgique, comme on les aime.
Bref, vivement Godzilla vs King Kong !


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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