Critiques

[CRITIQUE] : Tarzan


Réalisateur : David Yates
Acteurs : Alexander Skarsgard, Margot Robbie, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, Djimon Hounsou,...
Distributeur : Warner Bros. France
Budget : -
Genre : Aventure, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h50min.

Synopsis :
Une relecture du mythe Tarzan.
Après avoir grandi dans la jungle africaine, Tarzan a renoué avec ses origines aristocratiques, répondant désormais au nom de John Clayton, Lord Greystoke. Il mène une vie paisible auprès de son épouse Jane jusqu'au jour où il est convié au Congo en tant qu'émissaire du Commerce. Mais il est loin de se douter du piège qui l'attend. Car le redoutable belge Leon Rom est bien décidé à l'utiliser pour assouvir sa soif de vengeance et sa cupidité…



Critique :


Tarzan est sans aucun doute l'un des personnages de la littérature les plus adaptés sur grand écran, au même titre que Sherlock Holmes ou encore Zorro; même si rares sont les films qui rendent pleinement justice au héros cher à Edgar Rice Burroughs.

Dans une volonté plus que séduisante sur le papier, de coller au plus près du matériau d'origine mais également de la maestria du chef d’œuvre Greystoke de Hugh Hudson (Christophe Lambert forever !), tout en offrant une aventure totalement inédite; ce bon vieux David Yates s'était mis en tête de remettre au gout du jour les aventures du dit Lord Greystoke sur grand écran; entre deux coups de caméra sur le premier spin-off de la franchise Harry Potter, Les Animaux Fantastiques.


Méchamment attendu au tournant, pondu depuis plus de deux ans et aux douloureuses d'accident industriel vu que la Warner ne semblait plus réellement quoi faire de lui, boursouflés par des CGI pas toujours maitrisés (les bandes annonces ne plaident pas en sa faveur), The Legend of Tarzan - Tarzan tout simplement par chez nous - ne vendait pourtant pas forcément plus de rêve aux cinéphiles que nous sommes, malgré un casting indécent de talents (Alexander Skarsgard, Margot Robbie, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson et Djimon Hounsou).

Démoli par la critique américaine, le film de Yates débarque donc ces jours-ci dans les salles obscures hexagonales ou ce n'est pas forcément la folie - et le mot est faible -, et risque difficilement de rencontrer son public.
Car si Tarzan n'est pas si manqué qu'il le laisse paraitre (quoique), il est surtout un divertissement furieusement bancal et malade (en grande partie à cause de sa production compliquée, pour être poli), malgré un cœur gros comme ça.


Le métrage conte comment John Clayton/Le Comte de Greystoke/Tarzan, qui vit heureux depuis une décennie à Londres avec sa bien aimée Jane, mais qui se voit pourtant obligé de renier son bonheur pour retourner en Afrique équatoriale (le Congo) et servir d'émissaires au Parlement britannique; dont les membres veulent faire main basse sur les richesses appartenant à l’époque au Roi des Belges, Leopold II.
Là-bas, il devra oublier ses nouvelles manières de parfait gentleman pour mieux laisser ressortir la bête qui est en lui et redevenir "Tarzan", afin de combattre le capitaine Rom, un redoutable militaire belge qui cherchera à le livrer à un chef de guerre en échanges de diamants....

Jamais vraiment épique, tronqué par un script faiblard (même si historiquement un brin fouillé) jusqu'à un final à la limite du ridicule, porté autant par des effets spéciaux aussi foireux qu'une mise en scène manquant cruellement d'impact malgré une direction artistique appliquée (certains décors naturels sont à tomber), ne démontrant que trop peu la dualité d'un homme aussi totalement dévouée par sa femme qu'il est habité par une animalité sourde et dévorante...


C'est peu que d'affirmer que le Tarzan de Yates manque de chair voir même d'un poil de charisme, et ce même si Skarsgard est physiquement convaincant en Greystoke (le scénar en fait un costaud neuneu, ce qui ne l'aide pas réellement tandis que Waltz fait du Waltz (il cachetonne à mort et horripile dans la peau du vilain de service) et que le génial Samuel L. Jackson est sous-utilisé en ancien soldat de la Guerre de Sécession qui enquête sur des soupçons d’esclavage.
Comme souvent, c'est uniquement la belle Margot Robbie qui sort son épingle du jeu et nous fait suivre avec un plaisir évident, les aventures d'une Jane plus séduisante et tenace qu'à l'accoutumée.

Férocement classique même si plus ou moins produit comme un film de super-héros (vilains caricaturaux et origin story en flashback compris), avec son personnage vedette dont on pointe avec insistance la bestialité et la puissance physique hors norme au sein d'un cadre ou le danger est - supposément - partout; The Legend of Tarzan est une œuvre bancale, salopée par une major l'ayant mutilée/retravaillée plus que de raison au point d'en faire un divertissement sans véritable public cible.

On appelle ça un ratage incohérent, certes attachant dans ses multiples défauts, mais un ratage tout de même...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

1 commentaires:

  1. Je suis très impressionné par le film. Beau personnages principaux, un grand jeu! Vaut le coup d'oeil et d'évaluer Tarzan (2016)

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