Chronique

[FUCKING SERIES] : Paradise PD saison 1 : Police " Trash " Academy


(Critique - avec spoilers - de la saison 1)

On peut dire ce que l'on veut, mais outre une solide seconde saison à sa merveilleuse série G.L.O.W (qui on l'espère, ne subira pas le syndrome OITNB passé la seconde saison) et une petite surprise horrifique que l'on attendait pas - Ghoul -, la cuvée estivale de la plateforme à l'ambition démesurée Netflix, n'a pas réellement péter dans la soie ni de l'originalité, ni du bon goût.
Même Désenchantée, avec Matt Greoning a la barre, n'a su réellement relever le niveau d'un giron animée qui attend avec une impatiente non feinte, le retour du messie BoJack Horseman le mois prochain.
C'est dans un climat pas du tout qualitatif que débarquait donc, en meme temps que la seconde cuvée d'Ozark, la pas forcément attendue Paradise Police, version volontairement potache et trash du combo Brooklyn 99/Police Academy, avec un ton qui n'est pas sans rappeler les shows de Seth MacFarlane... en moins bien.
Car rien ne va dans les dix épisodes de cette série animée loins d'être défendable et encore moins drôle, tant elle s'échine à pousser le curseur du scato jusqu'au fondement.



Créé par les têtes pensantes de la déjà très vulgaire - pour être poli - Brickleberry (Roger Black et Waco O'Guin), Paradise PD ne brille jamais ni par son originalité  (le show est un calque grossier de Brickleberry), ni son esthétique - simplet à souhait - et encore moins son intelligence, tant la série dégaine une intrigue faiblarde (malgré quelques bonnes idées et quelques rebondissements corrects en fin de parcours), sorte de cop show épisodique qui vise à montrer les arcanes de la vie de policier de la manière la plus grossière possible; le tout sous un amas de vannes à la lourdeur abyssale et une pluie de références et de citations à la pop culture jamais réellement maîtrisées non plus.
Mais le gros soucis au fond de la série, reste son incapacité chronique à provoquer le moindre rire constant chez son spectateur (certes vannes font mouche, mais rien de plus), ni même le moindre intérêt pour ses personnages, croqués à la truelle et sans le moindre aspect empathique.
Comme Désenchantée il y a quinze jours, Paradise PD fait beaucoup trop écho aux précédentes créations de ses auteurs, et démontre leur difficulté criante pour concocter un nouveau show original et intéressant.
Si tenté bien sûr, que l'on trouvait déjà de l'intérêt dans leurs anciens travaux...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

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