Critiques

[CRITIQUE] : L'Expérience Interdite - Flatliners


Réalisateur : Niels Arden Oplev
Acteurs : Ellen Page, Diego Luna, Nina Dobrev, Kiersey Clemons, James Norton,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Thriller, Epouvante-Horreur, Science-Fiction.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h49min.

Synopsis :
Pour découvrir ce qui se passe après la mort, cinq étudiants en médecine se lancent dans une expérience aussi audacieuse que dangereuse. Sur eux-mêmes, volontairement, ils provoquent des arrêts cardiaques pendant de courtes périodes afin de vivre des expériences de mort imminente. En poussant le processus de plus en plus loin, ils vont devoir affronter non seulement leur part d’ombre et leur passé, mais plus effrayant encore, les phénomènes paranormaux liés au fait qu’ils sont revenus de l’au-delà…



Critique :



Après avoir usé jusqu'à la moelle toutes les licences un tant soit peu populaires et lucratives du cinéma de genre ricain - mais pas que -, il n'y a au fond, rien de bien étonnant à voir Hollywood la putain se jeter comme une désespérée sur la moindre série B made in 80's/90's un tant soit peu " remakable ".
Petit culte (mais alors vraiment petit) aussi sympathique que gentiment pervers (papy Schumacher oblige), L'Expérience Interdite aka Flatliners en v.o, se voit donc ressusciter pour le meilleur et surtout le pire, avec un cinéaste chevronné à sa barre (Niels Arden Oplev), un casting flambant neuf et un scénario à 90% calqué sur l'original.



 Fausse suite mais vrai remake d'une jolie péloche du samedi soir (et qui ne prétendait pas à un autre statut auprès des cinéphiles), suivant toujours les basques de jeunes étudiants en médecine jouant avec la grande faucheuse (ils expérimentent des sessions de morts imminentes dans " l'intérêt de la science médicale "), Flatliners version Oplev gagne en solidité (casting convaincant, une réal moins sombre et plus léchée) ce qu'il perd cruellement en pertinence et en intérêt sur la durée.
N'apportant pas grand chose d'originalité au film original, en dehors de la présence inutile d'un des piliers du premier opus, Kiefer Sutherland, en Dr House du pauvre (il est censé faire la glu entre les deux péloches) et l'aspect super génies de ses héros revenus d'entre les morts, le métrage reprend les thèmes majeurs de son ainé (ainsi que son important symbolisme religieux, avec les sous-thèmes de la culpabilité venue du passé, du pardon, de la rédemption...) avant de lourdement se perdre dans une prévisibilité effarante à mesure que l'oeuvre plonge volontairement dans l'horror movie au rabais - jumps scares foireux en prime.



Dommage, car à la différence du film de Schumacher, ce remake/suite, moins sinistre et plus tendu, avait su capter avec plus d'intelligence le sous-texte génial du pitch : l'arrivisme aveugle d'une jeunesse férocement ambitieuse, littéralement prête à mourir pour réussir (et dans ce sens, Ellen Page est sans doute un leader encore plus robuste que Kiefer Sutherland en son temps).
On pourra pleinement douter de sa légitimité, mais Oplev et son casting limitent joliment la casse d'un remake certes moins bon que le film original (ou, tout du moins, moins captivant), mais loin d'être aussi con et foireux que prévu.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

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