Critiques

[CRITIQUE] : The Wall


Réalisateur : Doug Liman
Acteurs : Aaron Taylor-Johnson, John Cena, Laith Nakli.
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : -
Genre : Thriller, Guerre.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h30min.

Synopsis :
Deux soldats américains sont la cible d’un tireur d’élite irakien. Seul un pan de mur en ruine les protège encore d’une mort certaine. Au-delà d’une lutte pour la survie, c’est une guerre de volontés qui se joue, faite de tactique, d’intelligence et d’aptitude à atteindre l’ennemi par tous les moyens…



Critique :


De la guerre futuriste et grisante contre les aliens, à celle du présent bien réelle et douloureuse, il n'y a qu'un pas, tout du moins, c'est ce que laisse penser l'excellent cinéaste Doug Liman, qui passe de ses deux genres pas si dissemblables, en l'espace de deux péloches.
Exit donc la folie visuelle du spectaculaire blockbuster Edge of Tomorrow (dont il prépare activement la suite), bonjour le thriller tendu et intime avec The Wall, sorte d'anti-American Sniper dramatique et bien plus malin qu'il n'en a l'air.


Dominé par un pitch aussi simpliste qu'il est d'une efficacité redoutable (en Irak, deux soldats américains armés jusqu'aux dents, se font piéger par un simple tireur local caché) et une tension de chaque instant qu'il s'efforce de maintenir sur ses quatre-vingt dix minutes - malgré quelques longueurs -, The Wall, huis clos en plein air dépouillé et au titre férocement évocateur, est un solide moment de cinéma aux enjeux clairs et précis (la survie, autant pour le soldat gravement blessé, Matthew, que pour Isaac), filmé en temps réel et rappelant sur certains points, le brillant et anxiogène Buried de Rodrigo Cortés.


Viscéral, prenant et intense, le film de Doug Liman (dont la mise en scène, sans artifice, s'échine à nous placer au plus près du combat), ne serait cependant rien sans la performance formidable de Aaron Taylor-Johnson, convaincant dans la peau d'un soldat torturé par des conditions extrêmes et l'ombre d'une mort de plus en plus présente, offre l'une de ses prestations les plus habités et fiévreuses à ce jour.
Beau drame sur la véracité et la dureté de la guerre, désespéré et bouillant, The Wall n'est évidemment pas le film le plus immanquable du moment , mais il vaut décemment son pesant de popcorn.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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