Baywatch - Alerte à Malibu

[CRITIQUE] : Baywatch - Alerte à Malibu


Réalisateur : Seth Gordon
Acteurs : Dwayne Johnson, Zac Efron, Alexandra Daddario, Priyanka Chopra,...
Distributeur : Paramount Pictures France
Budget : -
Genre : Comédie, Action, Aventure.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h57min.

Synopsis :
Le légendaire sauveteur Mitch Buchannon  est contraint de s’associer à une nouvelle recrue, Matt Brody, aussi ambitieux que tête brûlée ! Ensemble, ils vont tenter de déjouer un complot criminel qui menace l'avenir de la Baie…



Critique :


Si pour beaucoup, l'adaptation sur grand écran de la série culte des 90's Alerte à Malibu, avait tout de la fausse bonne idée, en revanche, par chez nous, on était franchement alléché par l'idée, surtout quand on sait qu'elle est portée à bout de biscottos par le génial Dwayne Johnson; et force est d'avouer que The Rock courant torse nu et au ralenti sur la plage, aux côtés du tout aussi musculeux Zac Efron et de la voluptueuse Alexandra Daddario, ça avait - forcément - le mérite d'être culte...
Lynché par une critique US - et FR, aussi - qui n'a décemment pas compris le concept même du métrage (une pure bande potache, dans tous les sens du terme), Baywatch : Alerte à Malibu dénature littéralement son matériau d'origine - au concept déjà maigrichon -, pour se transformer en buddy movie totalement WTF.


Un divertissement tout droit sorti des 90's, ou les sauvetages laissent place à une guerre fermée et délirante, entre les sauveteurs (qui sauvent peu, du coup) et la police pour démanteler un réseau criminel qui menace la baie de Malibu.
Potacherie totalement assumée et prévisible (le film s'apparente à un ensemble de sketchs, heureusement réussis pour la plupart), aux runnings gags lourdauds et étirés sur la longueur, Baywatch enfonce la porte du trash jusqu'au fondement - et le mot est faible - pour incarner un petit moment de cinéma étonnament jubilatoire, solide dans son action (c'est too much comme du bon Bay) et kitsch à souhait, au casting littéralement déchainé (le duo Efron/Johnson en tête).


C'est méchamment décomplexé, ça fait souvent mouche (les répliques assassines sont légion) et ça cabotine sévère à tous les niveaux mais surtout, ça ne ment jamais sur la marchandise car tout du long, le film de Seth Gordon (au c.v loin d'être dégueulasse) épouse pleinement son statut de divertissement estival régressif au possible.
Bref, un bon délire sous forme de dessert bien chargé et jamais ennuyeux, incarnant un bon bol d'air frais entre deux blockbusters rutilants.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.