Critiques

[CRITIQUE] : Marie-Francine


Réalisateur : Valérie Lemercier
Acteurs : Valérie Lemercier, Patrick Timsit, Denys Podalydès, Hélène Vincent, Philippe Laudenbach,...
Distributeur : Gaumont Distribution
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h35min.

Synopsis :
Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents... ... à 50 ans ! Infantilisée par eux, c'est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu'ils vont lui faire tenir, qu'elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu'elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question...



Critique :


De loin l'une des actrices les plus drôles de ses trente dernières années, aussi talentueuse qu'elle est judicieusement insaisissable, la grande Valérie Lemercier ne squatte que par intermittence nos salles obscures, raison de plus pour rendre chacun de ses retours hautement immanquables, surtout quand elle s'échine pour l'occasion, à porter la double casquette d'actrice/réalisatrice.
Alors que la comédie française s'en sort plutôt bien en ce premier semestre 2017, malgré quelques couacs difficilement oubliables (coucou Gangsterdam, A Bras Ouvert ou encore Boule et Bill 2), la voilà qu'elle nous offre sur un plateau son nouveau bébé, Marie-Francine; promesse d'une romcom aussi pétillante que comique et unique, qui nous fera zapper de notre mémoire le (très) manqué 100% Cachemire, son précédent passage derrière la caméra.
 

La péloche conte les aléas de Marie-Francine donc, cinquante ans au compteur et obligé de retourner vivre chez ses paternels après avoir été largué de son job et par son mari (pour une femme plus jeune); qui retrouvera pourtant très vite l'amour de manière totalement improbable, avec un homme se retrouvant justement, dans la même situation qu'elle...
Gentiment barré et d'une tendresse folle, Marie-Francine est une brillante romcom à la française sur le temps qui passe (et douloureusement dans l'air du temps également), le choc des générations (et les humiliations parentales qui en découlent) et l'amour chez les quinquas, rappelant dans les grandes largeurs le pitch du récent Retour chez ma Mère d'Eric Lavaine (lui-même détournant/louchant un brin sur le cultissime Tanguy); qu'il surpasse par la force d'un humour jouissivement cynique (et un comique de situation parfait), et une galerie de personnages croqués avec finesse.


Que ce soit l'étonnant Patrick Timsit (convaincant et pétri de tendresse en amant cuisto) ou la pluie de seconds couteaux tous plus parfaits les uns que les autres (de Denys Podalydès aux parents bobos à souhaits, Hélène Vincent et Philippe Laudenbach); tous bonifient le film de leur présence, et la justesse de leur interprétation.
Sans crier gare et avec talent toujours aussi intacte, Valérie Lemercier fait un retour fracassant dans nos salles obscures et fait, à n'en pas douter, de son Marie-Francine l'une des meilleures comédies françaises de l'année, tout simplement.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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