Baby Boss

[CRITIQUE] : Baby Boss


Réalisateur : Tom McGrath
Acteurs : avec les voix de Alec Baldwin, Steve Buscemi, Jimmy Kimmel,...
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Budget : -
Genre : Animation, Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h35min.

Synopsis :
Un bébé hors du commun qui porte un costume et adore les sushis va, avec l’aide de Tim, son frère de 7 ans, mettre en place une stratégie pour déjouer les plans terribles de la société ToutouCo.



Critique :


Il y a ce petit côté un poil déstabilisant à voir que le jadis vénéré studio Dreamworks, semble une nouvelle fois littéralement distancé, par une concurrence Pixarienne étant (définitivement ?) revenu de son douloureux passage à vide.
Entre des choix de productions hautement discutables (produire une nouvelle suite à Shrek au détriment d'un second opus au brillant Les Croods, pour ne citer que), et des péloches difficilement défendables même en laissant notre âme d'enfant aux commandes (Kung-Fu Panda 3, Les Trolls); la firme de tonton Spielby semble avoir définitivement perdu son mojo, et ce n'est pas son Baby Boss, qui contredira cette chute créative de plus en plus conséquente.


Projet complètement WTF sur le papier, contant les aventures rocambolesques d'un super bébé amateur de sushis, qui tentera, avec l'aide de son frère de sept ans, de déjouer les plans de la terrible société ToutouCo (les chiens sont plus mignons que les bébés, et c'est visiblement un problème majeur); Baby Boss est un divertissement familial poussif et prévisible à l'extrême, imparfait dans ses émotions et son humour, qui masque ses innombrables failles scénaristiques, par une accumulation improbable de références à la pop-culture, et une animation il est vrai, visuellement remarquable - et rappelant fortement le sympathique Megamind.


Douloureuse preuve que Dreamworks ne semble plus vraiment avoir grand chose à proposer aux spectateurs ses dernières années, Baby Boss mise donc toute son énergie et son dynamisme dans une aventure déjantée, partiellement mignonne et incroyablement convenu, beaucoup trop formaté pour son public cible - nos petites têtes blondes - pour convaincre un auditoire adulte qui devrait très vite sombrer autant dans l'indifférence que l'ennui.
On veut Dragons 3, et vite...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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