[CRITIQUE] : Les Intrus - Chapitre 3
Réalisateur : Renny Harlin
Acteurs : Madelaine Petsch, Ema Horvath
, Gabriel Basso, Richard Brake,...
Distributeur : - (Metropolitan FilmExport)
Budget : -
Genre : Epouvante-Horreur.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h30min.
Synopsis :
Troisième opus de l’ambitieuse saga de Renny Harlin qui scelle le destin de Maya face aux tueurs masqués.
Cinématographiquement mort - où pas loin - depuis qu'il a lui-même enterré la Carolco, mais trouvant néanmoins le moyen de s'offrir une tournée d'adieu aux séduisantes courbes de walk of shame ambulant et permanent, Renny Harlin, passé quelques petites infidélités du côté de l'industrie hongkongaise, s'est lancé dans une entreprise assez folle : saloper non pas une fois mais bien trois fois, en mode salade/tomates/oignons et supplément olives (même pas pardon), la petite pépite au sadisme gentiment voyeuriste The Strangers de Bryan Bertino (qui n'a jamais fait mieux depuis, léger shame), au coeur d'une trilogie reboot vouée à piller un temps le matériau d'origine, avant de voguer de ses propres ailes vulnérables et crasses par la suite.
Si The Strangers premier du nom, aka Les Intrus par chez nous (ne cherchez plus...), avait autant de qualités et de vertus qu'un furoncle sur un popotin mal torché (qui lui, si tu cherches bien, peut peut-être en avoir), la seconde partie elle, passée par la case reshoots selon la rumeur, à la suite des critiques négatives du Chapitre 1, poussait les potards de l'immondice encore un peu plus loin, en bonne pure suite catastrophique et creuse servant de film de transition du néant au... néant, qui prolongeait de façon absurde sa " tension " tout en s'expurgeant du moindre développement réellement significatif de l'histoire mère, et encore moins de ses personnages.
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Ayant au moins la décence de ne pas dépasser les 90 minutes de bobines, les deux films ne valaient in fine que pour la partition investie de la pauvre Madeleine Petsch, qui portait sur son visage aussi bien le supplice de s'enterrer dans une telle production, que la lâcheté de ses exécutants à ne jamais en faire plus qu'un reliquat du film d'exploitation inepte, bête et navrant des 80s - le charme vintage de la VHS abîmée et la bonne binouze en moins.
Gros flop dans les salles obscures outre-Atlantique, le dernier opus de la trilogie, Les Intrus - Chapitre 3, dégainé sans envie par la case VOD par chez nous, réussit la prouesse d'être encore plus ennuyé et ennuyant que son prédécesseur (l'absence du sanglier en CGI joue énormément), opus de destruction massive qui n'arrive jamais à justifier sa propre existence (le hic quand on chapeaute un délire de 4h30, pour ce qui n'aurait pas dû dépasser les 1h30...), à travers une mythologie Dexter-esque (on protège deux gamins tueurs tant qu'ils ne tuent que des étrangers... ok) qui vire à l'absurde malgré une idée centrale loin d'être bête (chercher à faire d'une héroïne traumatisée, le troisième maillon du trio de sociopathes).
Prévisible, sans tension et étrangement chiche en saillies sanglantes, cet ultime chapitre est à l'image même de sa trilogie : moins inoffensif qu'anecdotique, où l'on s'inquiète plus pour la suite de la carrière de Madeleine Petsch (voire celle de Gabriel Basso), que pour la survie de son personnage...
Jonathan Chevrier


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