[CRITIQUE] : Le Cygne et l'enfant
Réalisatrice : Mi-young Baek
Avec : -
Distributeur : Cinéma Public Films
Budget : -
Genre : Animation, Famille.
Nationalité : Français, Sud-coréen.
Durée : 0h39min
Synopsis :
Ce programme de trois courts métrages de la réalisatrice sud-coréenne Miyoung Baek nous invite à plonger dans son univers poétique et onirique. Les objets du quotidien emportent-ils une part de nous-mêmes ? Peut-on remonter le temps pour écrire une autre histoire ? Et où peut bien se cacher la Lune perdue ? Tels sont les enjeux de ces films qui nous enveloppent dans la douceur et la sensibilité d'un merveilleux voyage imaginaire.
À une heure où toute l'intention - et c'est tout à fait légitime au fond - est focalisée sur les festivals de la rentrée comme sur la future course aux statuettes dorées que la majorité des grosses péloches de saison vont faire vivre sur les prochaines semaines, il est tout de même dommage que l'on ne puisse pas mettre un tout petit peu plus en lumière la jolie - même si très courte - séance qu'incarne Le Cygne et l'enfant, ch'ti cocktail de trois courts-métrages d'animation joliment complémentaires et enchanteurs signés par la talentueuse cinéaste sud-coréenne Mi-young Baek, qui ne dépassent même pas les trois quarts d'heure de programme (39 minutes au compteur) et incarnent sans forcer, un vrai condensé et douceur et de poésie.
Titillant pleinement la force de l'imaginaire tout en distillant un vent de mélancolie particulièrement déchirant (qui risque, peut-être, de laisser les plus petits sur le carreau), ses trois histoires ont des tons comme des résonnances merveilleusement dissemblables.
Ondo, le plus bouleversant et visuellement mémorable, avec ses dessins délicats à l'aquarelle et sa morale essentielle en bandoulière (préserver la cause animale et son écosystème), s'attache à la destinée tragique d'un couple de cygnes amoureux cherchant coûte que coûte à protéger ses œufs; là où You Were So Precious, plus traditionnel dans sa forme, rappelle les plus belles heures de Pixar dans son propos, au détour des aléas de trois objets du quotidien supplantant leur propre condition, à l'heure d'un grand tri étrange où leur histoire et celles de leurs propriétaires de fortune, est contée.
Où-est la lune ? lui, plus nébuleux mais peut-être encore plus enchanteur, s'attache aux pérégrinations chimériques d'un gamin multipliant les rencontres fantastiques.
Trois déclinaisons merveilleuses d'un seul et même charmant et mélancolique petit bout de cinéma, qui vaut décemment le (très) peu de temps qu'on lui consacrera.
Jonathan Chevrier
Avec : -
Distributeur : Cinéma Public Films
Budget : -
Genre : Animation, Famille.
Nationalité : Français, Sud-coréen.
Durée : 0h39min
Synopsis :
Ce programme de trois courts métrages de la réalisatrice sud-coréenne Miyoung Baek nous invite à plonger dans son univers poétique et onirique. Les objets du quotidien emportent-ils une part de nous-mêmes ? Peut-on remonter le temps pour écrire une autre histoire ? Et où peut bien se cacher la Lune perdue ? Tels sont les enjeux de ces films qui nous enveloppent dans la douceur et la sensibilité d'un merveilleux voyage imaginaire.
À une heure où toute l'intention - et c'est tout à fait légitime au fond - est focalisée sur les festivals de la rentrée comme sur la future course aux statuettes dorées que la majorité des grosses péloches de saison vont faire vivre sur les prochaines semaines, il est tout de même dommage que l'on ne puisse pas mettre un tout petit peu plus en lumière la jolie - même si très courte - séance qu'incarne Le Cygne et l'enfant, ch'ti cocktail de trois courts-métrages d'animation joliment complémentaires et enchanteurs signés par la talentueuse cinéaste sud-coréenne Mi-young Baek, qui ne dépassent même pas les trois quarts d'heure de programme (39 minutes au compteur) et incarnent sans forcer, un vrai condensé et douceur et de poésie.
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Titillant pleinement la force de l'imaginaire tout en distillant un vent de mélancolie particulièrement déchirant (qui risque, peut-être, de laisser les plus petits sur le carreau), ses trois histoires ont des tons comme des résonnances merveilleusement dissemblables.
Ondo, le plus bouleversant et visuellement mémorable, avec ses dessins délicats à l'aquarelle et sa morale essentielle en bandoulière (préserver la cause animale et son écosystème), s'attache à la destinée tragique d'un couple de cygnes amoureux cherchant coûte que coûte à protéger ses œufs; là où You Were So Precious, plus traditionnel dans sa forme, rappelle les plus belles heures de Pixar dans son propos, au détour des aléas de trois objets du quotidien supplantant leur propre condition, à l'heure d'un grand tri étrange où leur histoire et celles de leurs propriétaires de fortune, est contée.
Où-est la lune ? lui, plus nébuleux mais peut-être encore plus enchanteur, s'attache aux pérégrinations chimériques d'un gamin multipliant les rencontres fantastiques.
Trois déclinaisons merveilleuses d'un seul et même charmant et mélancolique petit bout de cinéma, qui vaut décemment le (très) peu de temps qu'on lui consacrera.
Jonathan Chevrier


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