[CRITIQUE] : The Bricklayer

Réalisateur : Renny Harlin
Acteurs : Aaron Eckhart, Nina Dobrev, Clifton Collins Jr., Tim Blake Nelson,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Britannique, Américain.
Durée : 1h48min
Synopsis :
Steve Vail, ancien agent du FBI, est devenu maçon à Chicago. L'Agence se voit contrainte de faire appel à lui pour localiser et combattre un groupe de criminels. Ces derniers exigent une série de rançons dont chacune s'élève à plusieurs millions de dollars
On va se répéter hein, tu ne nous en voudra pas - si c'est le cas, tant pis.
Il y a quelque chose d'assez triste lorsque l'on regarde la carrière de ce bon vieux Aaron Eckhart, passé de second couteau d'exception à " héros " de divertissements aussi foutraques que peu mémorables (quoique...), cantonné aux bacs à DVD et autres plateformes, un virage à 180 degrés dû en partie à quelques bides et autres choix maladroits, au sein d'une industrie qui pardonne rarement les faux pas - surtout quand du pépète est en jeu.
Mais cela ne nous empêche pas pour autant de férocement apprécier le bonhomme, toujours dix fois plus charismatique, attachant et badass que la majorité des wannabe action men pondus sur la dernière décennie par l'industrie avec une frénésie effarante, sorte de garant d'une certaine image old school de ce que doit être un vrai héros purement américain qui fait marcher ses (gros) biscottos sans pour autant laisser de côté sa tête et ses émotions.
Un lascar dont les biscottos resiste admirablement pour prouver qu'il existe encore un peu, dans une jungle Hollywoodienne où il n'a plus réellement sa place.
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Si on avait laissé le bonhomme l'an dernier en vedette du pas folichon The Spy Code de l'un des rois du DTV cheap, le hollandais pas futé Roel Reiné (The Marine 2, Death Race 2, Le Roi Scorpion 3 : L'Œil des dieux, Death Race: Inferno... t'as flairé le niveau du lascar), on le retrouve en cette début d'année pour la première de ses deux récentes collaborations avec le finlandais fifou Renny Harlin, The Bricklayer, du bon DTV de luxe et en charentaises, où l'éternel Howard Dent de Nolan campe le meilleur de tous les meilleurs agents de la CIA au passé trouble juste ce qu'il faut, missionné pour traquer un insurgé qui fait chanter l'agence en assassinant des journalistes étrangers et en lui faisant porter le chapeau.
Complot international au ras des pâquerettes, thriller d'espionnage dérivé à l'action molle de la fesse gauche (fusillades fuyantes et interminables, courses-poursuites sans tension,...), narration laborieuse à la caractérisation desbpersonnages amorphe, le tout sous couvert de la présence lumineuse d'une pétillante Nina Dobrev qui n'a strictement rien à faire là; le film, bouclé sans envie par un Harlin au fond du trou (une vérité encore plus affirmée par la trilogie Les Intrus), peine méchamment à faire le café et à tout d'un sacré calvaire bâclé là où il aurait pu/dû, susciter un minimum de sympathie pour les amateurs de bis à forte tendance Z que nous sommes.
Shame on you Renny, shame on you...
Jonathan Chevrier

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