Critiques

[CRITIQUE] : The Foreigner


Réalisateur : Martin Campbell
Acteurs : Jackie Chan, Pierce Brosnan, Katie Leung,...
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : -
Genre : Drame, Thriller, Action.
Nationalité : Chinois, Britannique.
Durée : 1h54min.

Synopsis :
A Londres, un modeste propriétaire de restaurant de Chinatown va tenter de retrouver les terroristes irlandais responsables de la mort de sa fille.




Critique :




Voir enfin la légende Jackie Chan faire son comeback en grande pompe dans nos salles obscures a un petit côté méchamment nostalgique, tant le bonhomme était cantonné depuis un sacré bout de temps aux rayons DTV de luxe/imports, avec des sympathoches B movie aventuro-comique tournées sur son continent ou au pays de l'oncle Sam.
Mais le Jackie est bien de retour, et il nous était impensable de manquer le rendez-vous The Foreigner, pour lequel il laisse de côté sa panoplie de gentil héros pour celle d'un père torturé et ivre de vengeance, aux côtés de l'ex-007 Pierce Brosnan.
En complet contre-emploi - et le mot est faible -, Chan campe Quan Ngoc Minh, un restaurateur endeuillé (mais pro des arts martiaux et pouvant concocter une bombe artisanale en deux temps, trois mouvements) qui assiste à la mort de sa fille lors d'un attentat en plein coeur de Londres, revendiqué par l'IRA.



Exaspéré face à la lenteur de l'enquête piétinante entourant l'attentat, Quand décidera de prendre in fine les choses en mains et se lancera dans une quête de justice sanglante et implacable, tout en prenant pour cible l'énigmatique sous-ministre irlandais, Liam Hennessy, ancien chef de l'IRA loin d'être coopératif.
Véritable jeu du chat et de la souris sous tension basé sur le roman The Chinaman de Stephen Leather, le film de Martin Campbell est un excellent thriller politique sous fond de série B solide, faisant autant la part belle à un propos politique engagé (qui traite autant du terrorisme que de l'éternel crise anglo-irlandaise) qu'à des scènes d'action plus réalistes que spectaculaires, puisqu'elles usent habilement de la vieillesse de son héros (Chan fait ses soixante ans, fini les pirouettes de malade), pour en faire une bête de guerre blessée mais toujours capable de dessouder proprement du vilain.



Prenant même si un poil longuet (et pas aidé par une mise en scène amorphe d'un Campbell en pilote automatique), porté par un casting vedette au sommet de son art (Chan est déchirant en homme brisé par le deuil, Brosnan en impose en politicien ambivalent tiraillé par sa vie professionnelle et personnelle), The Foreigner est une excellente surprise, un bon divertissement du dimanche soir qui vaut décemment son pesant de popcorn, même si les amateurs d'action pur et dur risque d'être vite rebuté par le rendu final.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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