Critiques

[CRITIQUE] : Les Hommes du Feu

 

Réalisateur : Pierre Jolivet
Acteurs : Roschdy Zem, Emilie Dequenne, Michaël Abiteboul,...
Distributeur : StudioCanal
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Français.
Durée : 1h30min.

Synopsis :
Philippe, 45 ans, dirige une caserne dans le Sud de la France. L’été est chaud. Les feux partent de partout, criminels ou pas. Arrive Bénédicte, adjudant-chef, même grade que Xavier, un quadra aguerri : tension sur le terrain, tensions aussi au sein de la brigade... Plongée dans la vie de ces grands héros : courageux face au feu, mais aussi en 1ère ligne de notre quotidien.


 
Critique :



Honnête faiseur du septième art hexagonal, certes un gros poil engoncé dans l'ombre des plus populaires - et talentueux - Desplechin, Audiard ou encore Tavernier, Pierre Jolivet n'en est pas moins un sacré réalisateur, capable de cornaquer plus d'une péloche majeure quand il s'en donne les moyens (Force Majeure, Ma Petite Entreprise, Jamais de la Vie,...).
Bonne nouvelle, alors que l'été des blockbusters semble un chouïa plus barbant que prévu (heureusement que Spider-Man : Homecoming et Baby Driver arrivent), le voilà de retour avec un métrage alléchant sur le papier : Les Hommes du Feu, un drame social puissant contant les aléas d'une caserne de pompiers du sud de la France, dans le rush de la période estivale; le tout porté par un sublime duo vedette, la belle Emilie Dequenne et l'excellent Roschdy Zem - un habitué du cinéma du bonhomme.



A l'heure où les soldats du feu sont les vedettes (volontaires ?) d'une pléthore de reportages télévisés visant à faire le beurre des chaînes de la TNT, voir un cinéaste bien de chez nous tenter de rajouter sa pierre à l'édifice du genre (Backdraft, Piège de Feu et puis c'est tout...), avait ce petit grisant, surtout que le Jolivet n'a pas son pareil pour mettre en images la " vraie " des Français, peut importe le corps/métier auquel ils appartiennent.
Hommage sincère à ces - immenses - héros du quotidien qui mettent leur vie en danger pour sauver celle des autres (tout en mettant leur vie privée littéralement au second plan), le film incarne une plongée aussi immersive qu'hyperréaliste dans la vie de ces hommes et ces femmes au courage sans bornes, qu'il décortique avec une minutie fascinante.



Tourné caméra à l'épaule tel un documentaire visant à brosser la grandeur et les contraintes évidentes d'un milieu fascinant et - parfois - aux réflexes machistes (d'où le joli contre-point offert par le personnage de Dequenne, convaincante), s'éloignant de tout sentimentalisme putassier et volontairement anti-spectaculaire (les journées des pompiers ne se résument pas à des incendies bigger than life comme dans le film de Ron Howard), Les Hommes du Feu met en avant les pompiers, et le fait avec puissance et respect.
Chronique épurée, intimiste, prenante et follement empathique, le Jolivet nouveau arrive à point nommé pour enflammer une saison estivale qui, finalement, en avait bien besoin.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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