Brian Fee

[CRITIQUE] : Cars 3


Réalisateur : Brian Fee
Acteurs : avec les voix de Guillaume Canet, Alice Pol, Nicholas Duvauchelle, Gilles Lellouche, Céclie de France, Samuel Le Bihan,...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Famille.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h49min.

Synopsis :
Dépassé par une nouvelle génération de bolides ultra-rapides, le célèbre Flash McQueen se retrouve mis sur la touche d’un sport qu’il adore. Pour revenir dans la course et prouver, en souvenir de Doc Hudson, que le n° 95 a toujours sa place dans la Piston Cup, il devra faire preuve d’ingéniosité. L’aide d’une jeune mécanicienne pleine d’enthousiasme, Cruz Ramirez, qui rêve elle aussi de victoire, lui sera d’un précieux secours...



Critique :


Force est d'avouer que si nous n'étions décemment pas contre l'idée de mirer une quatrième aventure de ces bons vieux Woody et Buzz dans un futur proche (Toy Story 4 est toujours dans les tuyaux pour 2019) , en revanche, celle de voir la franchise Cars s'élargir avec un troisième opus - logiquement le dernier - nous laissait un brin pantois (pour être poli) tant Cars 2 incarne - et de loin - le pire film de la firme aux rêves Pixar, ainsi que le premier opus de leur douloureuse chute en avant d'un point de vue créatif.
Chute heureusement depuis stoppée par le chef-d’œuvre Vice-Versa (on oublie volontairement Le Voyage d'Arlo et sa production plus que houleuse).



Mais Flash McQueen semblait vraiment en avoir encore sous le capot, et après une aventure ou il fut sévèrement mis en retrait (la Martin-mania est désormais digérée et enterrée), le voilà de nouveau maitre de sa propre franchise, avec le sport automobile de nouveau au premier plan, et une féroce envie de la part de la firme, de signer un vrai film sportif animé, tutoyant du bout du pixel quelques-uns des mythes du genre - la franchise Rocky en tête.
Car dès la bande annonce, difficile de ne pas penser au boxeur fictif de Philadelphie, au détour des aléas d'un Flash en bout de course, totalement dépassé par une concurrence plus jeune et plus performante (mais aussi incroyablement narcissique et consciente de sa supériorité), qui va devoir totalement changer sa manière de courir, pour s'offrir un dernier run de champion en l'hommage à son mentor.



L'ombre imposante de Rocky III - L'Oeil du Tigre, voir même de Rocky Balboa (lui-même conçu pour corriger l'affreux Rocky V) n'était donc pas loin. 
Injustement considéré comme une production purement marketing (c'est qu'on en a vendu du jouet à l'effigie du bolide rouge...), Cars 3 redresse la barre et prouve clairement que la trilogie est de loin l'une des plus ambitieuses de Pixar, en opérant un considérable retour aux sources aussi salvateur qu'il est malin.
Opus réaliste et cartoonesque à la fois, d'une maturité séduisante (jusque dans son clin d'oeil méta à tout le merchandising entourant McQueen), Brian Fee remet Flash dans le droit chemin et use à merveille des thèmes phares de la saga (la passation de témoin et le temps qui passe) tout en corrigeant l'une des erreurs majeures du second métrage : la mort de Doc, et sa gestion du deuil par un héros meurtri.



Pas maladroit sur des sujets d'actualités plutôt casse-gueule (comment gérer la retraite, l'égalité hommes/femmes dans le milieu professionnel,...), beaucoup moins enfantin que les deux précédents films (excepté dans son humour limité) tout en étant tout aussi épique et visuellement époustouflant (les scènes de courses sont franchement immersives), pas dénué de défauts dommageables (notamment une intrigue prévisible et ressemblant beaucoup à celle du premier film) mais dans la généralité suffisament grisant et plaisant à suivre pour convaincre; Cars 3 passe la troisième et relève la tête du bitume pour offrir un chant du cygne prenant à Flash McQueen, et une conclusion plus qu'honorable à une trilogie ayant la sale étiquette de plus mauvaise franchise du giron Pixar collée au pare-chocs.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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