Brian Bradley

[CRITIQUE] : Echo


Réalisateur : Dave Green
Acteurs : Teo Halm, Brian Bradley, Reese Hartwig, Ella Wahlestedt,...
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : -
Genre : Aventure, Science-Fiction.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h34min.

Synopsis :
Tuck, Munch et Alex sont les meilleurs amis du monde. Mais la construction d’une autoroute passant à travers leur quartier force leur famille à déménager et menace leur amitié. Quelques jours avant leur départ, le groupe découvre une série d’étranges messages cryptés sur leur smartphone. Convaincus que cela cache quelque chose, ils décident de se lancer ensemble dans une dernière aventure et vont faire une découverte au-delà de l’imaginaire : échoué sur Terre, un mystérieux petit extraterrestre se cache et est activement recherché par le Gouvernement.




Critique :

A une époque contemporaine ou chaque blockbuster se définit - presque - comme une suite, un reboot, un prequel ou encore un remake d'un succès confirmé, et ou il est quasiment impossible d'imposer une quelconque once d'originalité sous peine de littéralement se ramasser la tronche au box-office (surtout dans la SF, la preuve avec les récents Transcendance et Edge of Tomorrow), difficile pour tout cinéphile un minimum endurcis, de ne pas constamment lâcher quelques regards rêveurs dans le rétroviseur et regretter l'époque bénit des eighties.

On ne dénombre plus les classiques tout droit sortis durant ces dix années magique, au point qu'on en deviendrait irrémédiablement nostalgique.
Et encore plus pour tous ceux ayant grandit durant ces mêmes années, ou il faisait bon d'être un adolescent aussi bien devant que derrière le grand écran.

E.T, Explorers, Gremlins, Retour vers le Futur, Stand By Me, Une Créature de Rêve, ou encore Les Goonies, le genre n'a rien connu de pareil depuis plus d'une trentaine d'année.


Le seul exemple en tête - outre les potacheries issu du triomphe du culte American Pie -, le Super 8 de J.J. Abrams, qui avait pleinement assimilés tous les codes des productions Amblin de ce bon vieux Steven Spielberg (son modèle) pour accoucher d'un hommage hautement divertissant, touchant et mélancolique.

C'est dans la même volonté de parler aux fans nostalgiques des prods Amblin et de rendre hommage à tout un pan du cinéma des 80's, que débarque aujourd'hui dans nos salles obscures Echo, premier long métrage signé Dave Green, qui a aussi pour ambition de surfer sur la mode (bientôt dépassé, on l'espère) du found-footage.

Echo ou l'histoire de quatre jeunes amis à peine entrés dans l'adolescence, qui découvrent une série de messages cryptés sur leurs smartphones.
Loin d'être une simple blague de la part de geek en manque de passe-temps, le quatuor prend ses messages très au sérieux et mène l'enquête.
Au gré de leur investigation, ils tombent sur un mystérieux extraterrestre activement recherché par le gouvernement.

Ils vont alors tout faire pour l'aider à lui faire retrouver sa planète...


Sur le papier, l'intention première du film était louable, offrir aux kids d'aujourd'hui un divertissement SF comme à l'ancienne, suffisamment ancré dans la société contemporaine pour ne pas trop les larguer.
Sauf qu'au lieu de coller à son ambition d'incarner un digne successeur au récent Super 8, Echo n'est au final, manque de rigueur scénaristique oblige, qu'une simple mini-production bancale et peu originale, certes attachante mais qui n'arrive malheureusement jamais à la hauteur de ses références cinématographique qu'il cite pourtant, avec un respect total.

Trop peut-être même, tant le pitch n'est au fond, qu'un remake mal déguisé et 20. du chef d’œuvre E.T (gentil extraterrestre tout mimi pourchassé par les méchants hommes du gouvernement, et qui trouve in fine de l'aide auprès de morveux pour retaper son vaisseau) et Stand By Me (des gamins amis de longue date, qui savent pertinemment qu'ils devront vivre séparés à la fin de l'été).

Pire, ce qui était censé incarner l'outil marketing et racoleur de la production ( le fameux found-footage -, s'avère très vite loin d'être aussi ludique que promis.

Reste qu'outre une structure narrative mécanique et manquant cruellement de spontanéité (comme si on avait retiré toute la savoureuse marginalité et singularité des Goonies) et un méchant placement de produit (bonjour Google, quoiqu'on est pas non plus chez du Bay), Echo réserve néanmoins quelques jolies petites surprises, comme de jeunes personnages sympathiques et attachants, un ton délicieusement nostalgique ainsi qu'un extraterrestre franchement mimi.


Si l'on est loin de la faille temporel qui nous ferait revenir durant une toute petite heure trente, tout droit dans les glorieuses eighties, Dave Green a suffisamment convoqué ses classiques en bon fan, pour mettre en scène avec une pincée d'enchantement, un petit film sympathique à mirer à défaut d'être inoubliable.

N'est pas J.J. Abrams qui veut, et en attendant, on va continuer à faire chauffer nos lecteurs DVD/Blu-Ray à défaut de vibrer comme des mômes dans les salles obscures...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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