Barry Levinson

[CRITIQUE] :The Bay


Réalisateur : Barry Levinson
Acteurs : Kristen Connolly, Christopher Denham, Nansi Aluka, Frank Deal, Jane McNeil,...
Distributeur : ARP Selection
Budget : 2 000 000 $
Genre :  Epouvante-Horreur, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h28min.

Synopsis :
Dans la baie du Maryland, une bactérie non identifiée contamine le lac et ceux qui s’en approchent…


 Critique :

Qui aurait pu croire qu'un jour, le cinéaste vétéran et respecté Barry Levinson, puisse aller tâter de l'horreur sanglant et fauché, sous fond de found footage, concept inventif totalement gangbangisé par Hollywood depuis le succès incompréhensible et improbable de la franchise Paranormal Activity ?

Personne, faut dire que c'est un peu comme si on apprenait que demain, l'immense Francis Ford Coppola se lançait dans la conception d'un horror movie soporifique en noir et blanc et en 3D, avec pour titre celui d'une célèbre barre chocolatée (ou presque), nouveau met favori de son poto Val " Depardieu " Kilmer.

Quoi, c'est déjà réellement arriver l'an dernier ?
Autant pour moi alors, Barry Levinson ne surprend donc pas tant que ça du coup, surtout que côté horreur le bonhomme nous avait déjà offert l'horrible nanar SF friqué Sphère, pas flippant mais foutrement affligeant, gros tâcheron sur sa filmographie, ainsi que sur celles des géniaux Dustin Hoffman et Samuel L. Jackson.


Flippant, The Bay ne l'est pas complétement, en même temps le but du cinéaste étant bien plus de faire réagir son spectateur face a un désastre écologiste réaliste (ce n'est pas qu'une punchline d'accroche, certains éléments sont réellement inspirés de faits réels), que de le faire mollement tremblé sur son fauteuil.

Usé ici du found footage (sous toutes ses formes) à la place d'une mise en scène classique sera d'ailleurs la meilleure (pas la seule, mais presque) bonne idée de ce thriller horrifico-écolo sympathique et tendue mais franchement convenu, qui suit les aléas d'une journaliste rassemblant comme elle peut, toutes les images possibles (soit des vidéos policières, des vidéos amateurs tournés avec des téléphones portables, des extraits de reportages,...), pour témoigner au mieux d'une catastrophe écologique ayant frappé une station balnéaire US, étouffée par les autorités.

Si le Barry se rappelle aux bons souvenirs de son expérience de documentariste pour reconstituer avec réalisme la réaction en chaine de cette foudroyante destruction de la ville balnéaire de la baie de Chesapeake (Maryland), le film en lui-même lui, pâtit de sa trop courte durée (à peine une heure vingt) et de son casting approximatif (et dont les personnages ne sont pas assez croqués et développés pour provoquer le moindre intérêt ou attachement), annihilant fortement l'impact de son message écolo pourtant puissant et terrifiant parce qu'infiniment plausible (parce que les isopodes marins piscivores devenus incontrôlables existent véritablement, ceci étant le fruit d’une mutation liée à la pollution humaine).

Voulant sensibilisé la population sur l'écologie via un genre cinématographique pas toujours adéquat à ce style de message ou d'aspiration (en même temps, avec la comédie dramatique, Gus Van Sant et Matt Damon se sont littéralement ramassé la gueule avec leur Promise Land, il y a peu), Barry Levinson surprend sans réellement convaincre pour autant, avec cette petite péloche horrifique fauché mais remplit d'idées loin d'être toutes connes.


Pas transcendante mais tout de même bien mieux foutu que toute la production horrifique US actuelle (excepté Evil Dead et Sinister), The Bay se laisse bien mirer et contient en lui de jolis moments de malaise.

Sans grande prétention, il sert agréablement de mise en bouche aux attendus The Conjuring, The Purge et le Afterlife d'Eli Roth, qui avec un peu de chance et des distributeurs français pas trop cons, pourraient tous avoir débarquer dans nos salles obscures d'ici la fin de cet été...


Jonathan Chevrier

John Chevrier

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