[CRITIQUE] : Mochy
Réalisateur : Jérémie Degruson et Yanis Belaid
Avec : avec les voix de Axel Auriant, Olivier Chauvel, Fanny Chelim,...
Distributeur : SND
Budget : -
Genre : Animation.
Nationalité : Belge.
Durée : 1h25min
Synopsis :
Mochy est un jeune chien au grand cœur… mais il n’a pas un physique facile… Ça ne l’empêche pas d’avoir un rêve : participer au concours du plus beau chien. Défiant tous les obstacles, il va tout faire pour réaliser ce projet fou avec le secret espoir d’y trouver l’humain qui l’aimera pour la vie
Tu ne le sais peut-être pas cher lecteur adoré, mais il ne nous faut pas grand chose pour être des spectateurs comblés : dis-toi qu'un simple film de toutou avec un canidé à qui il n'arrive que de jolies aventures et aucune embrouilles, et cela peut totalement faire notre bonheur, même avec une narration réduite à peau de chagrin et une mise en scène littéralement aux fraises (sans compter le cabotinage extrême d'une distribution bourré jusqu'à la gueule de seconds/troisièmes couteaux plus où moins mémorables du petit/grand écran, à qui l'on offre des premiers rôles dont personne ne veut réellement).
Pour l'anecdote, l'auteur de ses mots connaît sur le bout des pattes la (définitivement trop longue) saga Air Bud comme tous les films Beethoven (même ceux avec Judge " Billy Rosewood forever " Reinhold en vedette, c'est ce qui s'appelle de la dévotion... où de l'hérésie, c'est selon), c'est dire sa dévotion sans borne pour ce sous-genre du film familial cotonneux et surchargé en croquettes et en glucose.
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Alors comment ne pas être un minimum de chez minimum enthousiaste, face à l'idée d'un film d'animation qui nous offre un toutou pas très beau et abandonné mais au grand cœur, qui décide de vaincre les préjugés et de concrétiser son rêve de participer au concours de beauté du plus beau chien, tout en essayant de trouver un propriétaire pour la vie ?
C'est l'histoire cousue de fil blanc et méchamment riche en clichetons faciles, qui nourrit le bien nommé Mochy de Jérémie Degruson et Yanis Belaid, dont la somme de qualités peine néanmoins à contrebalancer ses maladresses évidentes, petite odyssée à hauteur de pattes aux péripéties répétitives mais parsemée de figures sensiblement attachantes, qui a le bon ton de ne pas trop éterniser sa prose (à peine 1h20), ni les aléas d'un chien aussi déterminé qu'il est doux et idéaliste.
Porté par un humour complice et de jolies valeurs en bandoulière (sur l'acceptation de soi et de la différence, les préjugés sur le physique/l'apparence, la tolérance,...), Mochy se fait une aventure qui pèche par sa linéarité mais qui, avec ses belles intentions, ne laisse jamais totalement indifférent son auditoire.
Et, au fond, c'est déjà pas si mal.
Jonathan Chevrier


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