[CRITIQUE/RESSORTIE] : La Revanche d'une blonde
Réalisateur : Robert Luketic
Avec : Reese Witherspoon, Luke Wilson, Selma Blair, Matthew Davis, Victor Garber,…
Distributeur : Park Circus France
Budget : -
Genre : Comédie, Romance.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min
Date de sortie : 12 décembre 2001
Date de ressortie : 10 juin 2026
Synopsis :
Elle Woods ne se contente pas d'être une vraie blonde au sourire éclatant et au look d'enfer. Elève surdouée, elle préside avec brio une association étudiante au lycée de Los Angeles et a tous les atouts pour réussir dans la vie. Son coeur appartient tout entier à son petit ami, Warner, le garçon le plus mignon de l'école. Malheureusement, les ambitions politiques de son fiancé - un fauteuil de sénateur avant la trentaine - s'accommodent mal d'une compagne blonde (c'est-à-dire fatalement écervelée, narcissique et débile). C'est ainsi qu'un triste soir, Elle se voit larguée par l'homme de sa vie. Malgré cette rupture soudaine et inattendue, celle-ci est bien décidée à prouver ses capacités et s'inscrit en droit à Harvard pour faire la conquête de la plus prestigieuse université américaine.
C'est l'histoire d'une double claque dans la caboche : Legally Blonde aka La Revanche d'une blonde de Robert Luketic, petit monument du culte sorti entre l'essor d'un DVD devenu indispensable, et le chant du cygne des vidéo-clubs, ressort en salles en cette fin de printemps définitivement (trop) marqué par le sceau d'une chaleur un poil écrasante (un événement qui n'est pas réellement le fruit du hasard, puisqu'il retrouve les cinémas à l'occasion de la diffusion de son prequel télévisé Elle chapeauté par Prime Vidéo, qui ne titille pas plus que cela notre intérêt).
Mais surtout, il fête cette année ses vingt-cinq ans d'existence - prend ça dans ta gueule, (plus très) jeune cinéphile né entre la fin des 80s et le début des 90s.
Comédie potacho-estudiantine (où pas loin) sans réellement être un teen movie pur et dur, cheval de Troie pour une Reese Witherspoon encore green au coeur de la jungle Hollywoodienne (malgré quelques rôles mémorables Pleasantville de Gary Ross, Sexe Intentions de Roger Kumble, L'Arriviste d'Alexander Payne où encore American Psycho de Mary Harron, Fear de James Foley et Freeway de Matthew Bright), héritier du génial Clueless d'Amy Heckerling sans en embrasser sa finesse ni sa loufoquerie, mais également du loin d'être fifou Mon cousin Vinny de Jonathan Lynn; le film est une petite anomalie qui joue plutôt habilement avec les apparences, usant moins la carte d'une expérience individualisto-débile et rose-bonbon, que celle d'une satire sociale à la caricature certes excessive, mais nécessaire pour sa déconstruction (légère, mais néanmoins réelle) du mythe de la blonde/bimbo écervelée.
Avec : Reese Witherspoon, Luke Wilson, Selma Blair, Matthew Davis, Victor Garber,…
Distributeur : Park Circus France
Budget : -
Genre : Comédie, Romance.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min
Date de sortie : 12 décembre 2001
Date de ressortie : 10 juin 2026
Synopsis :
Elle Woods ne se contente pas d'être une vraie blonde au sourire éclatant et au look d'enfer. Elève surdouée, elle préside avec brio une association étudiante au lycée de Los Angeles et a tous les atouts pour réussir dans la vie. Son coeur appartient tout entier à son petit ami, Warner, le garçon le plus mignon de l'école. Malheureusement, les ambitions politiques de son fiancé - un fauteuil de sénateur avant la trentaine - s'accommodent mal d'une compagne blonde (c'est-à-dire fatalement écervelée, narcissique et débile). C'est ainsi qu'un triste soir, Elle se voit larguée par l'homme de sa vie. Malgré cette rupture soudaine et inattendue, celle-ci est bien décidée à prouver ses capacités et s'inscrit en droit à Harvard pour faire la conquête de la plus prestigieuse université américaine.
C'est l'histoire d'une double claque dans la caboche : Legally Blonde aka La Revanche d'une blonde de Robert Luketic, petit monument du culte sorti entre l'essor d'un DVD devenu indispensable, et le chant du cygne des vidéo-clubs, ressort en salles en cette fin de printemps définitivement (trop) marqué par le sceau d'une chaleur un poil écrasante (un événement qui n'est pas réellement le fruit du hasard, puisqu'il retrouve les cinémas à l'occasion de la diffusion de son prequel télévisé Elle chapeauté par Prime Vidéo, qui ne titille pas plus que cela notre intérêt).
Mais surtout, il fête cette année ses vingt-cinq ans d'existence - prend ça dans ta gueule, (plus très) jeune cinéphile né entre la fin des 80s et le début des 90s.
Comédie potacho-estudiantine (où pas loin) sans réellement être un teen movie pur et dur, cheval de Troie pour une Reese Witherspoon encore green au coeur de la jungle Hollywoodienne (malgré quelques rôles mémorables Pleasantville de Gary Ross, Sexe Intentions de Roger Kumble, L'Arriviste d'Alexander Payne où encore American Psycho de Mary Harron, Fear de James Foley et Freeway de Matthew Bright), héritier du génial Clueless d'Amy Heckerling sans en embrasser sa finesse ni sa loufoquerie, mais également du loin d'être fifou Mon cousin Vinny de Jonathan Lynn; le film est une petite anomalie qui joue plutôt habilement avec les apparences, usant moins la carte d'une expérience individualisto-débile et rose-bonbon, que celle d'une satire sociale à la caricature certes excessive, mais nécessaire pour sa déconstruction (légère, mais néanmoins réelle) du mythe de la blonde/bimbo écervelée.
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| Tracy Bennett/MGM/Kobal/REX/Shutterstock/Park Circus France |
On y suit les aternoiements un temps artificiel de la pétillante Elle Woods, étudiante à Los Angeles en merchandising de mode et membre d’une sororité, qui se fait larguer par son petit ami, futur étudiant à Harvard et wannabe sénateur, au moment même où elle pensait qu'il allait la demander en mariage : elle a tout de la caricature de la blonde égoïste et superficielle, et sa ferait définitivement tâche dans sa carrière politique.
Déçue mais étrangement loin d'être plombée par cette rupture (qui en dit pourtant long sur la toxicité du bonhomme), elle se met en tête de le reconquérir en lui montrant sa capacité à réussir elle aussi à Harvard, et, après des mois de préparation (et une vidéo de candidature réalisée par un Coppola !), elle réussit l’examen d’entrée et se lance alors dans des études de droits...
Prônant l'importance de dépasser le voile étriqué des apparences pour mieux tromper le jugement putassier du monde, comme démontrer sa vraie valeur (si son personnage titre n'évolue pas plus que cela en cours de route, elle devient une femme consciente d'elle-même et de l'étendue de son potentiel, pas dénué de sex-appeal), sans fondamentalement pousser plus que de raison sa prose (on reste dans de la comédie facile ricaine 90s/2000s), La Revanche d'une blonde justifie sa vision en grande partie pour la prestation totalement investie d'une Reese Witherspoon merveilleusement pétillante, atout charme d'une proposition sympathique et sincèrement drôle qui, mine de rien, défend toujours fièrement son pesant de pop-corn.
Jonathan Chevrier


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