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[CRITIQUE] : One Last Shot


Réalisateur : James Nunn
Avec : Scott Adkins, Dolph Lundgren, Stephen Cree, Kane Kosugi,...
Distributeur : - (Sony Pictures Home Entertainment)
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Britannique.
Durée : 1h37min.

Synopsis :
Un lieutenant des Navy Seals doit empêcher une équipe de mercenaires, dirigée par un ancien frère d'armes, de détruire le système de défense antimissile américain.




Gageons que dans le giron du DTV d'action, il faut moins avoir de vrais capacités physiques qu'être sensiblement charismatique pour percer, et si seuls les forts survivent, rares sont ceux à avoir un " total package " comme Scott Adkins, sorte de petit frère de sa figure tutélaire JCVD, dans le sens où il ne cherche pas uniquement à enchaîner les coups de tatanes, mais bien à aligner, même avec maladresse, les performances solides dans tous les genres ou presque, qu'on lui donne l'opportunité d'aborder.
Même si le marché de la VOD/streaming est plus limité qu'il n'en a l'air, la faute à une pléthore de productions bas de gamme, portées par des comédiens plus prompt à encaisser les chèques qu'à relever des scripts grossiers et torchés à la truelle; Adkins en impose et conserve une aura/éthique définitivement plus défendable que la moyenne - à l'instar, entre autres, de Michael Jai White.

Et ça tombe bien, puisque les deux lascars se sont retrouvés à la distribution de la franchise One Shot de James Nunn (dont le - faux - long plan-séquence cher au premier film, lui a offert un buzz inespéré et des critiques sans doute plus positives qu'elles n'auraient dû l'être), tout comme avec Aaron Toney, Tom Berenger, Stephen Cree et Dolph Lundgren dans ce troisième (et dernier ?) film, One Last Shot (pourquoi s'emmerder ?), suite directe du précédent film et qui nous ramène un Jake Harris lessivé mais toujours en service (Adkins est encore et toujours en mode punisher chargé à l'adrénaline, et ça lui va à la perfection), confronté de plein fouet à sa loyauté comme à ses propres valeurs, en affrontant un ancien frère d'armes décidé à trahir son pays, et à choper les codes nucléaires.

Une excellente suite, peut-être la meilleure de la trilogie, portée par un montage précis et percutant (qui souligne la mise en scène de plus en plus assurée de Nunn, qui prend ici la pleine mesure de son espace clos et labyrinthique) comme un investissement physique sans réserve de sa distribution, le tout agrémenté d'une écriture un poil plus charnue que par le passé, un changement notable tant cette dernière monture préserve intelligemment les tics furieux et frénétiques inhérents à la saga pour mieux nourrir une action plus variée et entraînante, parfois même brute et viscérale lorsqu'elle implique directement le pendant émotionnel d'une figure centrale plus éprouvée que jamais (et qui ne désire qu'une chose : rentrer chez lui).

Sans trop exagérer, One Shot est la saga DTV-esque la plus fun de la dernière décennie, qui condense certes toute une saison de feu la série 24h Chrono en trois fois 90 minutes, tout en incarnant exactement ce qu'on demande de lui : de l'actionner prenant et régressif qui bouscule suffisamment pour faire mousser la mousse de nos bières, et faire frétiller les pepperoni de nos pizzas.
On t'aime Scott, vraiment.


Jonathan Chevrier