[CRITIQUE] : Hunting Season
Réalisateur : RJ Collins
Acteurs : Mel Gibson, Shelley Hennig, Sofia Hublitz, Jordi Mollà,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Thriller, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h40min.
Synopsis :
Un survivaliste et sa fille adolescente, qui vivent coupés du monde, se retrouvent bien malgré eux mêlés aux affaires d'un gang lorsqu'ils sauvent une jeune femme.
Impossible pour tout fan de ce bon vieux Mad Mel, de ne pas être tiraillé par le paradoxe d'être à la fois content de pouvoir le voir enchaîner avec une fréquence régulière, les péloches après une longue période de disette (période dont il ne retire pas vraiment de leçon, vu son futur côté réalisation), mais aussi sensiblement frustré à l'idée que le bonhomme enchaîne avec gourmandise les performances souvent réduites au coeur de grosses bisseries à fortes tendances Z (entre une où deux partitions parfois nettement plus recommandables, heureusement), qui se vendent uniquement où presque sur sa présence à la distribution, un peu comme s'il briguait - volontairement où non - la place d'un Bruce Willis dont on a tout récemment compris le virage à 180 degrés au sein de sa carrière.
Si l'on touche du bois pour que l'éternel Martin Riggs ne soit pas frappé par la maladie (l'appât du gain et des gros chèques faciles suffira), et qu'il s'attaque vite à la direction d'un hypothétique Lethal Weapon V qui pourrait réellement dépoter si tous les éléments sont bien réunis (mais dont l'existence est de plus en plus compromise, restons lucide), on se contente donc de le retrouver dans des bandes qui atterrissent sans bruit - et presque avec culpabilité - du coté de la VOD.
Plutôt dans le haut du panier de ses efforts récents (on pense assez logiquement à Waldo, Détective Privé de Tim Kirkby, Off The Line de Romuald Boulanger ou encore Bandit d'Allan Ungar), place donc à la bonne bisserie qui tâche fort Hunting Season de RJ Collins, un « film de papa » pour lequel il tient pleinement le rôle titre (assez rare pour être noté) et qui ne cherche jamais à dépasser les limites de son pitch de croisière (un survivaliste reclus et sa fille adolescente accueillent une jeune femme qui a été battue et laissée pour morte, pour découvrir qu'elle est traquée par un gangster psychopathe et ses acolytes tout aussi violents, bientôt à leurs trousses), avec son Gibson en mode Blood Father/Get the Gringo (barbe fournie, gueule toujours aussi amoureusement burinée, mood taciturne et une aura plus imposante que jamais) prêt à tout - et surtout liquider son prochain, dont un Jordi Mollà qui cabotine mignon - pour protéger la chair de sa chair.
Du DTV un poil générique donc (on ne va pas faire semblant d'être surpris, on savait ce qu'on allait voir à la base) entre le vigilante sanglant et le western urbain, emballé sans grande ferveur mais généreux et sincère dans ses intentions, qui traîne gentiment en longueur avant de se laisser aller à un bain de sang bien régressif (dont un meurtre à la tondeuse à gazon).
Du cinéma d'action à l'ancienne qui, avec les moyens d'une panouille à la Liam Neeson, aurait vraiment pu être une séance pleine de panache.
Un ch'ti meh, mais on prend quand-même - et pas qu'un peu.
Jonathan Chevrier
Acteurs : Mel Gibson, Shelley Hennig, Sofia Hublitz, Jordi Mollà,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Thriller, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h40min.
Synopsis :
Un survivaliste et sa fille adolescente, qui vivent coupés du monde, se retrouvent bien malgré eux mêlés aux affaires d'un gang lorsqu'ils sauvent une jeune femme.
Impossible pour tout fan de ce bon vieux Mad Mel, de ne pas être tiraillé par le paradoxe d'être à la fois content de pouvoir le voir enchaîner avec une fréquence régulière, les péloches après une longue période de disette (période dont il ne retire pas vraiment de leçon, vu son futur côté réalisation), mais aussi sensiblement frustré à l'idée que le bonhomme enchaîne avec gourmandise les performances souvent réduites au coeur de grosses bisseries à fortes tendances Z (entre une où deux partitions parfois nettement plus recommandables, heureusement), qui se vendent uniquement où presque sur sa présence à la distribution, un peu comme s'il briguait - volontairement où non - la place d'un Bruce Willis dont on a tout récemment compris le virage à 180 degrés au sein de sa carrière.
Si l'on touche du bois pour que l'éternel Martin Riggs ne soit pas frappé par la maladie (l'appât du gain et des gros chèques faciles suffira), et qu'il s'attaque vite à la direction d'un hypothétique Lethal Weapon V qui pourrait réellement dépoter si tous les éléments sont bien réunis (mais dont l'existence est de plus en plus compromise, restons lucide), on se contente donc de le retrouver dans des bandes qui atterrissent sans bruit - et presque avec culpabilité - du coté de la VOD.
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| Samuel Goldwyn Films |
Plutôt dans le haut du panier de ses efforts récents (on pense assez logiquement à Waldo, Détective Privé de Tim Kirkby, Off The Line de Romuald Boulanger ou encore Bandit d'Allan Ungar), place donc à la bonne bisserie qui tâche fort Hunting Season de RJ Collins, un « film de papa » pour lequel il tient pleinement le rôle titre (assez rare pour être noté) et qui ne cherche jamais à dépasser les limites de son pitch de croisière (un survivaliste reclus et sa fille adolescente accueillent une jeune femme qui a été battue et laissée pour morte, pour découvrir qu'elle est traquée par un gangster psychopathe et ses acolytes tout aussi violents, bientôt à leurs trousses), avec son Gibson en mode Blood Father/Get the Gringo (barbe fournie, gueule toujours aussi amoureusement burinée, mood taciturne et une aura plus imposante que jamais) prêt à tout - et surtout liquider son prochain, dont un Jordi Mollà qui cabotine mignon - pour protéger la chair de sa chair.
Du DTV un poil générique donc (on ne va pas faire semblant d'être surpris, on savait ce qu'on allait voir à la base) entre le vigilante sanglant et le western urbain, emballé sans grande ferveur mais généreux et sincère dans ses intentions, qui traîne gentiment en longueur avant de se laisser aller à un bain de sang bien régressif (dont un meurtre à la tondeuse à gazon).
Du cinéma d'action à l'ancienne qui, avec les moyens d'une panouille à la Liam Neeson, aurait vraiment pu être une séance pleine de panache.
Un ch'ti meh, mais on prend quand-même - et pas qu'un peu.
Jonathan Chevrier


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