[CRITIQUE] : Paradox Effect
Réalisateur : Scott Weintrob
Acteurs : Olga Kurylenko, Oliver Trevena, Harvey Keitel, Andrea Garofalo,...
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France.
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h27min
Synopsis :
Une femme est obligée d'affronter un dangereux caïd qui a kidnappé sa jeune fille et la retient en otage. Elle fait équipe avec un agent d'Interpol corrompu, dont le fils est également retenu en otage, pour arnaquer divers criminels afin de réunir la rançon nécessaire pour sauver leur progéniture.
On peut faire difficilement plus atypique (évidemment que si, mais cela friserait gentiment avec l'indécence du bon goût) que la carrière de la comédienne franco-ukrainienne, capable de passer du nanar difficilement défendable (Hitman, Max Payne, Centurion) à de la SF ambitieuse bien de chez nous (Dans la Brume), du statut de James Bond Girl (Quantum of Solace) à vilain jetable du MCU (Black Widow, Thunderbolts*/The New Avengers), en passant par celui de second couteau de luxe dans des blockbusters US (Oblivion, Tyler Rake 2) comme des mélos d'exception (À la merveille, La Promesse d'une vie), voire même d'excellentes comédies (La Mort de Staline, Sept Psychopathes).
On pourrait même, en grossissant - à peine - vulgairement le trait, en faire une héroïne badass de la VOD/bacs à DTV pas toujours défendable (La Baie du silence, Code Momentum, High Heat, Afterburn, The Courier, Mara, Misdirection).
Et rayon séances loin d'être mémorable - et encore moins attrayantes -, Paradox Effect de Scott Weintrob se pose là, lui dont la sortie en catimini du côté du catalogue faisandé de Prime Vidéo, lui sied un peu trop à le pellicule - quand bien même elle n'en est pas la pire des propositions.
Partant d'un pitch plutôt sympathique sur le papier (une ancienne toxicomane qui tente tant bien que mal de retrouver une vie normale, se voit obligée d'affronter un dangereux caïd qui a kidnappé sa jeune fille et la retient en otage, en faisant équipe avec un agent d'Interpol corrompu - mais intègre, comme quoi -, dont le fils est également retenu en otage, pour arnaquer divers criminels et réunir le pépète suffisant pour payer la rançon et sauver leurs gamins), la narration peine douloureusement au démarrage au point de ne jamais réellement décoller, à peine boostée par de maigres saillies musclées brouillonnes, symbole d'une mise en scène sans talent ni ambition.
On s'emmerde un peu, beaucoup, à la folie, et ce n'est pas la présence anecdotique du grand Harvey Keitel, ni la partition investie de Kurylenko, trop consciente de la vacuité de l'effort auquel elle associe son énergie déclinante (elle commence un peu trop à enchaîner les productions du genre).
Du thriller de plateforme en somme, convenu mais qui fait un joli bruit de fond.
Jonathan Chevrier

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