[CRITIQUE] : The Dog Stars
Réalisateur : Ridley Scott
Avec : Jacob Elordi, Margaret Qualley, Josh Brolin, Guy Pearce, Allison Janney, Benedict Wong,...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Aventure, Drame, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h59min.
Synopsis :
Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société américaine, Hig, un pilote vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine. Lorsqu'une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l'espoir qu'une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé...
Le cinéma de Ridley Scott ces dernières années a quelque chose d'assez étrange, amenant son lot habituel de détracteurs tout en trouvant régulièrement de bons retours publics et/ou critiques. Il faut bien admettre que le metteur en scène n'est pas spécialement le plus affable, notamment par la nature peu empathique de ses oeuvres plus récentes (on pense encore aux débats entourant Cartel, Alien : Covenant ou encore Napoléon). Ainsi, une certaine misanthropie se dégageait de ses longs-métrages, jusqu'à renforcer le clivage à son sujet. Pourtant, quelque chose de moins désespéré se trouvait déjà dans Gladiator 2 (le personnage cherchant le plus à se rapprocher de la mort finit par retrouver une énergie de vie) ou ici dans ce Dog stars assez particulier.
Avec : Jacob Elordi, Margaret Qualley, Josh Brolin, Guy Pearce, Allison Janney, Benedict Wong,...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Aventure, Drame, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h59min.
Synopsis :
Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société américaine, Hig, un pilote vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine. Lorsqu'une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l'espoir qu'une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé...
Le cinéma de Ridley Scott ces dernières années a quelque chose d'assez étrange, amenant son lot habituel de détracteurs tout en trouvant régulièrement de bons retours publics et/ou critiques. Il faut bien admettre que le metteur en scène n'est pas spécialement le plus affable, notamment par la nature peu empathique de ses oeuvres plus récentes (on pense encore aux débats entourant Cartel, Alien : Covenant ou encore Napoléon). Ainsi, une certaine misanthropie se dégageait de ses longs-métrages, jusqu'à renforcer le clivage à son sujet. Pourtant, quelque chose de moins désespéré se trouvait déjà dans Gladiator 2 (le personnage cherchant le plus à se rapprocher de la mort finit par retrouver une énergie de vie) ou ici dans ce Dog stars assez particulier.
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| Copyright 2026 20th Century Studios. All Rights Reserved. |
En effet, on peut comprendre que l'approche du metteur en scène dans ce récit post-apocalyptique n'accroche pas tout le monde, ne serait-ce que par sa première partie plus contemplative et sa façon de se réorienter narrativement. Pourtant, il y a une logique dans sa manière de suivre l'isolement d'un protagoniste principal dont la solitude va servir de vecteur narratif permanent. Ce décalage, le forçant à revisiter continuellement sa maison abandonnée dans l'espoir d'y faire revivre les fantômes d'un passé perdu, apporte un rythme peu aimable dans la première moitié. Pourtant, cela permet une caractérisation progressive, faisant accepter entre autres les renvois d'un monde qui se reconstruit brutalement, quitte à recréer les erreurs du passé.
Les renvois visuels et thématiques aux westerns ne sont clairement pas anodins, tout comme une séquence qui se raccroche à des visuels plus mélancoliques. C'est ce regard constant vers le passé qui semble passionner le metteur en scène, cette facilité de s'y retrouver prisonnier tout en cherchant à réinvoquer ces besoins pris pour acquis. Pourtant, le piège de l'avant est constant, offrant son lot d'instants brutaux. En ce sens, les moments marqués action ne manquent pas d'inventivité, notamment par l'usage d'infrarouges pour mieux restituer la brutalité d'une scène particulièrement marquée. Cela répond ironiquement à une amertume plus lancinante et surtout à quelques points narratifs plus humains, comme s'il y avait un espoir à retrouver, malgré tout, une possible réconciliation avec la réalité par les individus nous entourant.
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Alors que ses films avaient pris une tournure marquant que l'Enfer venait bien des autres, The Dog Stars touche subtilement par cette possible reconnexion à la vie par le biais du contact humain. Certains trouveront quelques ficelles assez grosses, mais on a envie d'apprécier l'approche faussement contemplative, entre violence de monde et possibilités de reconstruction avec le formalisme attendu de la part de Ridley Scott. Cela ne sera sans doute pas le film qui ramènera ses détracteurs vers plus d'apaisement concernant ses œuvres mais en assumant totalement une certaine part émotionnelle, le cinéaste parvient à reparler d'un possible malgré le désespoir, d'une envie de croire et reconstruire malgré des bases détruites et corrompues par la violence humaine. Rien que pour ce côté moins misanthrope qu'avant, on garde le film en tête...
Liam Debruel



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