[CRITIQUE] : Vol de nuit pour Los Angeles
Réalisateur : John Travolta
Acteurs : Clark Shotwell, Kelly Eviston-Quinnett, Olga Hoffmann, Ella Bleu Travolta,...
Distributeur : Apple TV
Budget : -
Genre : Aventure, Drame, Famille.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h01min.
Synopsis :
Ce film est présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2026.
Acteurs : Clark Shotwell, Kelly Eviston-Quinnett, Olga Hoffmann, Ella Bleu Travolta,...
Distributeur : Apple TV
Budget : -
Genre : Aventure, Drame, Famille.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h01min.
Synopsis :
Ce film est présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2026.
En plein âge d’or de l’aviation, Jeff, un jeune garçon passionné d’aéronautique, s’envole aux côtés de sa mère pour un aller sans retour vers Hollywood, en traversant les Etats-Unis. Ce qui n’aurait pu être qu’un simple vol devient le voyage d’une vie. Entre les plats servis à bord, l’attention des hôtesses, des escales inattendues, des voyageurs hauts en couleur et un passage marquant par la première classe, l’aventure réserve des moments aussi magiques que surprenants, marquant le destin du jeune garçon à tout jamais.
On dit toujours que la quasi-totalité des comédiens et comédiennes de la machine à rêves (comprendre : jungle hostile) Hollywoodienne, ont une date de péremption plus ou moins longue collée sur leur C.V., même si certains arrivent à la tromper avec une habileté parfois hors du commun.
Comme John Travolta, qui par deux fois à réussi à se sortir des limbes dans lesquelles il s'est lui-même jeté (la faute à des choix furieusement douteux), que ce soit à la fin des 80s ou au milieu des 90s, même s'il est aujourd'hui cantonné aux bas fonds des DTV de luxe ricains, cela dit plus honorables que les tataneries amorphes de ce bon vieux Steven Seagal, tournées entre deux usines à yaourt désaffectées bulgares.
Passé de next big thing à l'ascension fulgurante à quasi-has been à la mort du disco (et suite aux sorties presque conjointes des difficilement défendables Staying Alive et Perfect, qui suivait le chef-d'œuvre Blow Out de De Palma, injustement boycotté en salles), le si attachant bonhomme avait su pourtant remonter la pente par deux fois, avec un petit bonheur de comédie romantico-loufoque - Allô Maman, Ici Bébé d'Amy Heckerling -, puis via sa partition tout en héroïne et en pas chaloupés chez Quentin Tarantino, dans le cultissime Pulp Fiction.
S'il a su un temps rester sans encombre dans le viseur des majors Hollywoodiennes (en gros jusqu'au début des années 2000), il a depuis replongé dans les limbes du pire, reprenant presque les sandales abîmées d'un Bruce Willis qui n'est, malheureusement, plus capable de tourner quoi que ce soit.
Mais, en bons cinéphiles à la fois sadiques et nostalgiques que nous sommes, on ne peut pas s'empêcher de loucher sur les DTV hors des radars, auxquels il prête son charisme toujours intact - même sans cheveux -, en attendant de le retrouver, peut-être, dans le dernier long-métrage d'un Quentin Tarantino qui pourrait, soyons fous, lui offrir une troisième et dernière renaissance.
On dit toujours que la quasi-totalité des comédiens et comédiennes de la machine à rêves (comprendre : jungle hostile) Hollywoodienne, ont une date de péremption plus ou moins longue collée sur leur C.V., même si certains arrivent à la tromper avec une habileté parfois hors du commun.
Comme John Travolta, qui par deux fois à réussi à se sortir des limbes dans lesquelles il s'est lui-même jeté (la faute à des choix furieusement douteux), que ce soit à la fin des 80s ou au milieu des 90s, même s'il est aujourd'hui cantonné aux bas fonds des DTV de luxe ricains, cela dit plus honorables que les tataneries amorphes de ce bon vieux Steven Seagal, tournées entre deux usines à yaourt désaffectées bulgares.
Passé de next big thing à l'ascension fulgurante à quasi-has been à la mort du disco (et suite aux sorties presque conjointes des difficilement défendables Staying Alive et Perfect, qui suivait le chef-d'œuvre Blow Out de De Palma, injustement boycotté en salles), le si attachant bonhomme avait su pourtant remonter la pente par deux fois, avec un petit bonheur de comédie romantico-loufoque - Allô Maman, Ici Bébé d'Amy Heckerling -, puis via sa partition tout en héroïne et en pas chaloupés chez Quentin Tarantino, dans le cultissime Pulp Fiction.
S'il a su un temps rester sans encombre dans le viseur des majors Hollywoodiennes (en gros jusqu'au début des années 2000), il a depuis replongé dans les limbes du pire, reprenant presque les sandales abîmées d'un Bruce Willis qui n'est, malheureusement, plus capable de tourner quoi que ce soit.
Mais, en bons cinéphiles à la fois sadiques et nostalgiques que nous sommes, on ne peut pas s'empêcher de loucher sur les DTV hors des radars, auxquels il prête son charisme toujours intact - même sans cheveux -, en attendant de le retrouver, peut-être, dans le dernier long-métrage d'un Quentin Tarantino qui pourrait, soyons fous, lui offrir une troisième et dernière renaissance.
Ce qui aurait pu/dû être son premier passage derrière la caméra, Vol de nuit pour Los Angeles, si sa présence sur la dernière croisette en date n'avait pas éventé la dure vérité : sa sélection n'était pas pour sa potentielle qualité cinématographique, mais bien pour célébrer la carrière du bonhomme en lui décernant une Palme d'honneur.
Car oui, ce premier effort, adaptation de son propre livre pour enfants écrit en 1997 pour son fils Jett désormais disparu (et basé sur ses propres souvenirs d'enfance), n'a pas fondamentalement de vraies velléités à imposer le comédien comme un cinéaste avec une hypothétique patte ou vision, c'est une oeuvre à part et férocement personnelle (jusque dans la présence au casting vedette de sa fille, Ella Bleu), une sorte de conte de fée semi-autobiographique qui est beaucoup trop long pour ne pas être un court-métrage (à peine une heure de film), mais pas assez court pour ne pas paraître trop long pour son auditoire.
Tentant modestement - mais vainement - de reproduire l'élégance de l'âge d'or Hollywoodien à travers un divertissement familial bienveillant et innocent, qui revient à la source même de son amour débordant pour l'aviation, le film ne dépasse jamais le statut de la récitation rigide de son matériau d'origine, plombée par une voix-off omniprésente et intrusive qui tente maladroitement de tromper la vacuité d'une histoire qui peine à justifier sa transposition.
Et pourtant, subjectivité oblige, il est difficile de ne pas en dégager une certaine sympathie parce que sa sincérité touchante comme sa chaleur bienveillante ne peut jamais être remise en cause, parce que Travolta ne prétend rien de plus qu'à mettre en images une histoire qui lui tient profondément à coeur.
Oubliable donc, mais charmant.
Jonathan Chevrier


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