[CRITIQUE] : Deviens Génial
Réalisateur : Léo Grandperret
Avec : Manu Payet, Melha Bedhia, Marie-Julie Baup, Jan Josef Liefers,...
Distributeur : Apollo Films
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français, Allemand.
Durée : 1h31min
Synopsis :
Mathias est prof et vient enfin d’obtenir sa mutation dans le collège de sa fille. Pourtant à peine arrivé on lui apprend que sa classe d’allemand va fermer, faute d’inscrits. Il décide alors d’organiser un voyage en Allemagne pour motiver les adolescents à choisir la langue et pour le financer, il fait appel à Iris, la responsable du comité de jumelage local. Le hic, c’est que Mathias est prof d’espagnol. Entre un Mathias qui ne parle pas un mot d’allemand, des ados en souffrance et une Iris irrationnelle, le voyage scolaire va prendre des allures de gigantesque chaos. Pourtant, rien ne pourra l’empêcher de devenir le père que sa fille n’attend plus… et pour arriver à ses fins, il va devoir devenir génial !
Il est toujours mauvais de tirer aveuglément sur l'ambulance de la comédie populaire française dite " facile " - pour être poli -, ne serait-ce parce que cela alimente les commentaires tout aussi faciles de spectateurs/haters bas du front considérant que le cinéma hexagonal ne produit que cela (absurdité elle-même alimentée il est vrai, par une campagne promotionnelle résolument plus importante pour ce type de production), mais aussi et surtout parce que cracher sa bile sans le moindre argument (et parfois même sans avoir vu le film en question dans son vomis textuel), démontre avant tout et surtout que l'on est un média ne visant que du putaclic - donc inconsistant et à chier, pas de ça chez nous.
Reste qu'il est parfois étonnamment difficile de ne pas tomber du côté obscur de la toile et de ne pas se lancer tête baissée dans la traque du bon mot bien gras, pour cravater mignon et sans vaseline une oeuvre dont la volonté première n'est pas tant de paresseusement faire rire son auditoire, que de passablement se foutre de sa poire dans une symphonie en prout majeur semblant tout droit sortie des recoins les moins glorieux de notre production hexagonale.
Alors oui, évidemment, tout n'est définitivement pas à jeter dans ce qui incarne le premier long-métrage écrit et réalisé par le comédien Léo Grandperret, Deviens Génial, dont le pitch (un professeur d’espagnol qui accumule les roublardises à la limite de l'improbable pour valider sa demande de mutation afin de se rapprocher de sa fille, voit son nouveau poste - professeur d’allemand - menacé par sa classe n'a pas assez d'élèves, tente d’organiser un voyage interclasses pour motiver les inscriptions) est suffisamment familier pour que des co-pilotes désopilants et attachants comme Manu Payet (dont on attend gentiment qu'il repasse derrière la caméra) et Melha Bedhia (qui fait clairement le taf), empêchent qu'il aligne les embardées gênantes sur sa route comico-feel good.
Mais les bonnes intentions ne font pas toujours un bon film - et inversement -, et si quelques séquences font mouche, difficile de s'investir pleinement dans ce voyage catastrophico-tendre à l'écriture excessivement limitée, bouffée par ses incohérences comme par le manque de profondeur criant de ses profondeurs - taillés à la serpe -, où l'émotion prend encore moins bien qu'un humour pourtant complice.
Pas totalement feel good donc, ni réellement good tout court.
Jonathan Chevrier
Avec : Manu Payet, Melha Bedhia, Marie-Julie Baup, Jan Josef Liefers,...
Distributeur : Apollo Films
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français, Allemand.
Durée : 1h31min
Synopsis :
Mathias est prof et vient enfin d’obtenir sa mutation dans le collège de sa fille. Pourtant à peine arrivé on lui apprend que sa classe d’allemand va fermer, faute d’inscrits. Il décide alors d’organiser un voyage en Allemagne pour motiver les adolescents à choisir la langue et pour le financer, il fait appel à Iris, la responsable du comité de jumelage local. Le hic, c’est que Mathias est prof d’espagnol. Entre un Mathias qui ne parle pas un mot d’allemand, des ados en souffrance et une Iris irrationnelle, le voyage scolaire va prendre des allures de gigantesque chaos. Pourtant, rien ne pourra l’empêcher de devenir le père que sa fille n’attend plus… et pour arriver à ses fins, il va devoir devenir génial !
Il est toujours mauvais de tirer aveuglément sur l'ambulance de la comédie populaire française dite " facile " - pour être poli -, ne serait-ce parce que cela alimente les commentaires tout aussi faciles de spectateurs/haters bas du front considérant que le cinéma hexagonal ne produit que cela (absurdité elle-même alimentée il est vrai, par une campagne promotionnelle résolument plus importante pour ce type de production), mais aussi et surtout parce que cracher sa bile sans le moindre argument (et parfois même sans avoir vu le film en question dans son vomis textuel), démontre avant tout et surtout que l'on est un média ne visant que du putaclic - donc inconsistant et à chier, pas de ça chez nous.
Reste qu'il est parfois étonnamment difficile de ne pas tomber du côté obscur de la toile et de ne pas se lancer tête baissée dans la traque du bon mot bien gras, pour cravater mignon et sans vaseline une oeuvre dont la volonté première n'est pas tant de paresseusement faire rire son auditoire, que de passablement se foutre de sa poire dans une symphonie en prout majeur semblant tout droit sortie des recoins les moins glorieux de notre production hexagonale.
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| Copyright Benoît Linder / Nolita Cinema |
Alors oui, évidemment, tout n'est définitivement pas à jeter dans ce qui incarne le premier long-métrage écrit et réalisé par le comédien Léo Grandperret, Deviens Génial, dont le pitch (un professeur d’espagnol qui accumule les roublardises à la limite de l'improbable pour valider sa demande de mutation afin de se rapprocher de sa fille, voit son nouveau poste - professeur d’allemand - menacé par sa classe n'a pas assez d'élèves, tente d’organiser un voyage interclasses pour motiver les inscriptions) est suffisamment familier pour que des co-pilotes désopilants et attachants comme Manu Payet (dont on attend gentiment qu'il repasse derrière la caméra) et Melha Bedhia (qui fait clairement le taf), empêchent qu'il aligne les embardées gênantes sur sa route comico-feel good.
Mais les bonnes intentions ne font pas toujours un bon film - et inversement -, et si quelques séquences font mouche, difficile de s'investir pleinement dans ce voyage catastrophico-tendre à l'écriture excessivement limitée, bouffée par ses incohérences comme par le manque de profondeur criant de ses profondeurs - taillés à la serpe -, où l'émotion prend encore moins bien qu'un humour pourtant complice.
Pas totalement feel good donc, ni réellement good tout court.
Jonathan Chevrier


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