1 Cinéphile : 1 Film Culte

[1 CINÉPHILE = 1 FILM CULTE] : Space Jam


#7. Space Jam de Joe Pytka (1996)

"  Chers lecteurs, nous allons remonter dans le temps. Bon pas trop loin non plus, seulement l'année 1997. J'avais environ deux-trois ans et c'est à cette époque que ma cinéphilie a commencé. Certains diront que c'est tôt, voire invraisemblable. Ils ont bien évidemment le droit de le penser (je m'étonne moi-même parfois ! ). Mais en tous cas, ce fut le cas pour moi et ma boulimie de cinéma n'a cessé d'exploser au fil de mes vingt-trois années toutes mouillées. Toy Story (John Lasseter, 1995) fut probablement le premier film dont je me souviens du visionnage, pourtant ce n'est pas de lui dont nous allons parler aujourd'hui.
S'il y en avait un second (et il y en a évidement un), ce serait Space Jam. Un film que j'ai vu, revu un nombre incalculable de fois. Il faut dire qu'à cette époque et jusqu'au milieu de mon adolescence, j'avais tendance à voir certains films en boucle. Quand je dis en boucle c'était minimum deux visionnages par jour successifs et les jours s'alignaient assez rapidement. Au point de vous dire que l'on retrouvait sur la VHS la publicité pour des documentaires animaliers Warner, une bande-annonce d'Au secours du petit panda (Christopher Cain, 1995), une publicité pour les jouets du film, une autre pour la tournée des Harlem Globetrotters et même une pour le jeu-vidéo Batman et Robin ! Cette chère VHS est décédée à l'été 2016, elle avait visiblement trop souffert.
J'ai adoré Space Jam durant toute mon enfance. Je l'ai un peu délaissé à l'adolescence parce que je l'ai considéré un temps comme un nanar (qui est rappelons-le un mauvais film sympathique). Mais ces dernières années, je l'ai remis un peu au goût du jour. Oui, Space Jam a des défauts, mais la plupart des films en ont en général (même s'il y a des films que je trouve intouchables). Les basketteurs dans leurs propres rôles ne sont pas des acteurs de talent, semblent se demander parfois pourquoi ils sont là (même Michael Jordan honnêtement). Il y a même une scène délirante où Charles Barkley en mode "rédemption à l'église" dit dans un film familial qu'il ne sortira plus jamais avec Madonna! On peut même dire que le film est une énorme publicité pour Michael Jordan. Comprenez par là qu'il en est la star, les trois quarts du film ne parlent que de son parcours aussi bien personnel (on le voit avec femme et enfants) que professionnel (il a réellement arrêté le basket-ball pour le baseball et est revenu au basket car il était mauvais).



On voit également que le film est un peu fait à l'économie, avec des personnages apparaissant en arrière-plan durant le match qui réapparaissent dix fois à droite et à gauche. Cela est dû à une production chaotique pour ne pas dire délirante où Warner jouait à l'économie, au point de ne plus trop s'en sortir ! De même, on voit que les bonhommes ont essayé tous les moyens pour que le film fasse une durée raisonnable (1h18, plus environ dix minutes de générique de fin avec diverses chansons). Pour les deux du fond qui l'auraient oublié (enfin ils ont essayé, mais c'est dur), il est bon de rappeler qu'I believe I can fly a été composé pour ce film (je pense que R Kelly doit toucher des royalties chaque année pour ce seul titre).
Mais Space Jam c'est tellement fun ! Le film est sans prise de tête et est terriblement efficace sur sa durée. Malgré quelques casseroles, le film a une animation plutôt de qualité, notamment quand les Looney Tunes interragissent avec les humains. Finalement le film n'a pas trop vieilli et il donnait un coup de jeune aux Looney Tunes, à l'époque absents des écrans depuis un petit moment. On a même droit à l'apparition d'un nouveau personnage, en la personne de Lola Bunny, en dehors des aliens. Elle est tellement mise en avant (c'est un love interrest évident pour Bugs Bunny) que l'on peut penser qu'elle a toujours exister. Pytka n'a pas le talent d'un Robert Zemeckis (Qui veut la peau de Roger Rabbit, encore un film de mon enfance), mais son film tient le choc et divertit. Cool World (Ralph Bakshi, 1992) ne peut pas en dire autant.
Puis bon sang, on a droit au match de basket le plus délirant de tous les temps. Rien que l'idée de base (issue d'une série de publicités pour Nike avec Jordan et Bugs) tient du délire fumeux entre cadres de la Warner. Pourtant cela fonctionne à l'écran. Le match est frappadingue (il n'y a qu'à voir le point final pour s'en rendre compte), les règles du jeu sont complètement obsolètes, tous les coups sont permis et le spectateur (enfant, ado ou adulte) en aura pour son argent. Il y a même Bill Murray qui vient faire quelques passes ! Bill Murray, Jordan, les Looney Tunes et des aliens qui jouent au basket-ball ? Mais n'en jetez plus, vous avez une scène culte immédiate !
Space Jam aura toujours une place dans mon coeur, parce qu'il fut un de mes premiers films et que c'est un film terriblement divertissant. Certains blockbusters d'aujourd'hui ne sont même pas foutu de faire le minimum syndical, alors pourquoi ne pas profiter d'un match de basket cartoonesque ? ".

Borat8

Blogueur depuis juin 2008 ayant promené sa frimousse d'Allociné à Canalblog (bientôt huit ans !). Cinéphile carnivore accumulant les visionnages à droite et à gauche, au point de ne parfois plus où donner de la tête. Mon quinté de films de chevet est Across the universe (Julie Taymor, 2007), Fight club (David Fincher, 1999), Ace Ventura (Tom Shadyac, 1994), Toy Story 3 (Lee Unkrich, 2010) et The land before time (Don Bluth, 1988). Mes réalisateurs préférés sont Steven Spielberg, Hayao Miyazaki, David Fincher, James Cameron, Guillermo del Toro et Clint Eastwood.

Blog : Ciné Borat


Unknown

0 commentaires:

Publier un commentaire

Fourni par Blogger.