1 Cinéphile : 1 Film Culte

[1 CINÉPHILE = 1 FILM CULTE] : Accross The Universe


#9. Accross The Universe de Julie Taylor (2007).

" Les meilleures découvertes sont parfois celles que l'on fait par hasard. En tous cas, c'est ce qui est arrivé dans le cas présent. Quelles étaient les chances pour que je regarde les bandes-annonces présentes sur le DVD de Spider-Man 3 (Sam Raimi, 2007) ? Certes j'aime bien voir des bandes-annonces sur les DVD encore maintenant, souvent des films dont tu n'as parfois pas entendu parler ou qui finiront en direct to video en France. Pour donner un exemple présent sur le DVD, qui se souvient ou a vu The Jane Austen Book Club (Robin Swicord, 2007) avec Emilie Blunt et Maria Bello ? Across the Universe était lui aussi dans ce cas précis, mais je l'avais remarqué. Le visuel avait l'air intéressant et je m'étais étonné de reconnaître quelques chansons des Beatles. 
Les mois passent et il se trouve que j'ai ouvert mon premier blog. J'avais 14 ans, je découvrais vraiment les joies d'internet, j'avais envie de partager ma passion avec d'autres personnes, de donner mes propres avis au lieu de forcément les lire ailleurs. Finalement, Allociné fut mon premier fief avec son lot de casseroles (mais cela est une autre histoire et tu n'es pas là pour ça, cher lecteur). Across the Universe est entré dans ma vie dans le mois où j'ai commencé à écrire. Je suis encore étonné que l'édition collector soit plus jolie et plus remplie que le Blu Ray. 



Le film était en fait sorti dans un quasi anonymat aussi bien aux USA qu'en France (on peut clairement parler de sortie technique) à l'automne 2007. Across the Universe avait beau être un musical original comme le fut plus tard La La land (Damien Chazelle, 2016), l'accueil ne fut pas le même, sa promotion non plus et peu de gens lui lançaient des louanges. Là aussi le hasard a bien fait d'amener mon chemin vers le DVD en magasin (une célèbre enseigne commençant par L). Across the Universe fut une de mes premières critiques et inutile de dire que ce n'était pas très intéressant. Je ne sais pas si j'avais un film de chevet à l'époque. Il y avait déjà des films cultes pour moi, certains ont varié avec le temps, mais je n'avais pas connu quelque chose d'aussi fort qu'avec le film de Julie Taymor.
Je ne suis pas un fan de comédies-romantique ou tout du moins d'histoires d'amour, pourtant celle de ce film me touche. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je trouve qu'il y a quelque chose de terriblement beau dans le couple formé par Jude (Jim Sturgess à ses débuts) et Lucy (Evan Rachel Wood déjà connue à l'époque, mais sa carrière commençait à exploser). Un couple qui se découvre, s'aime, se quitte et... bon je vous laisse un peu de suspense, sinon il n'y a plus rien de beau dans l'affaire.

Mais il y a un truc, quelque chose qui fait que je trouve leur histoire magnifique. Puis il y a aussi les chansons des Beatles qui rythment leurs émois et ceux des autres personnages. 



Contrairement au film suscité, Across the Universe est un musical basé sur des chansons préexistantes. Julie Taymor aurait pu se contenter de reprendre tel quel les chansons des Scarabées, voire les mettre en fond sonore. Elle ne choisit pas la facilité en se les appropriant et en faisant réarranger les chansons avec l'aide du compositeur Elliot Goldenthal. Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, c'est le compositeur derrière Alien 3 (1992), Demolition Man (1993) et les Batman de Joel Schumacher (1995-97) qui étaient de belles compositions, contrairement aux films eux-mêmes. Un artiste de qualité qui se reprend les Beatles, cela ne pouvait que sentir bon.
Mieux, certaines reprises sont parfois meilleures que les versions d'origine. C'est le cas d'I want to hold your hand, morceau très rapide chez les Beatles qui devient une balade où un des personnages fait son coming out. Même des chansons très connues et mémorables comme Come together, All you need is love ou la chanson éponyme sont reprises avec talent (pensées pour Joe Cocker qui reprenait la première avec saveur). Tous les acteurs jouent le jeu (certains viennent même du monde de la musique) et contrairement à d'autres musicals sortis depuis où les acteurs chantent mal ou en font des caisses, ils sont toujours dans le même tempo, l'interprétation juste. On n'est pas dans Mamma mia (c'était la petite pique du jour).
De la même manière, en se situant dans les fin 60's-débuts 70's, Across the Universe s'approprie les sujets de l'époque choisie. Le Vietnam et le traitement des soldats au retour, les manifestations pacifiques amenant parfois au terrorisme, les émeutes de Detroit, la mort de Martin Luther King... Ces éléments sont traités de façon efficace et servent un cadre qui captive. Une époque révolue mais se faisant l'écho d'aujourd'hui (on peut très bien changer Vietnam par Irak par exemple). 




Il y a toutefois un bémol. La séquence du cirque ne m'a jamais convaincu. Je n'aime pas la chanson Being for the Benefit of Mr Kite ! et j'ai l'impression que ce moment est un peu de trop. D'autant que les scènes avant et la scène d'après se marient beaucoup mieux sans ce passage. Mais c'est bien peu pour enlever l'impact qu'a eu Across the Universe dans mon petit coeur tout mou. C'est un film qui, même si je ne le vois plus autant qu'à une époque (notamment pour éviter de m'en lasser), me poursuit toujours et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Parce que tout ce dont nous avons besoin est d'amour. "

Borat8

Blogueur depuis juin 2008 ayant promené sa frimousse d'Allociné à Canalblog (bientôt huit ans !). Cinéphile carnivore accumulant les visionnages à droite et à gauche, au point de ne parfois plus où donner de la tête. Mon quinté de films de chevet est Across the universe (Julie Taymor, 2007), Fight club (David Fincher, 1999), Ace Ventura (Tom Shadyac, 1994), Toy Story 3 (Lee Unkrich, 2010) et The land before time (Don Bluth, 1988). Mes réalisateurs préférés sont Steven Spielberg, Hayao Miyazaki, David Fincher, James Cameron, Guillermo del Toro et Clint Eastwood. 

Blog : Ciné Borat 



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