Alyssa

[FUCKING SERIES] : High Fidelity saison 1 :Top 5 des Ruptures


(Critique - avec spoilers - de la saison 1)



J’ai un amour infini pour le film High Fidelity, alors quand j’ai appris son adaptation en série TV, j'avais deux choses à l'esprit; râler face au manque d’originalité d’Hollywood, et une énorme envie de dévorer cette série qui s’avère être au final, un bijou télévisuel maîtrisé.
En faire une série aussi excellente que le film éponyme culte de Stephens Frears, c’est le pari réussi par Veronica West et Sarah Kucserka (Ugly Betty), une création 100 % féminine. A la tête du projet, on retrouve la sublime Zoë Kravitz (également productrice) qui reprend le rôle de Rob Gordon tenu auparavant tenu par John Cusack, et devenu depuis Robyn «Rob » Brooks.

Copyright Hulu


Mise en ligne sur la plateforme Hulu le 14 Février dernier (date symbolique), la saison une est composée de 10 épisodes impossible à ne pas " Binger ", et elle débarque dans un timing parfait pour une génération de jeunes adultes nostalgique d’une époque qu’ils ont à peine connu, voire pas du tout.
Le show garde la même saveur 90's/2000's que le film, tout en le transposant de nos jours, en s'attachant aux problèmes sentimentaux des Millenials, et surtout ceux de Brooks fumeuse invétérée, fan de pop culture et patronne d’un magasin de musique " Championship Vinyls ", dans le quartier de Crown Height à Brooklyn. Un personnage égoïste, mais terriblement attachant grâce à la prestation de Zoë Kravitz - parfaite dans le rôle -, et qui brise souvent le quatrième mur en s'adressant aux téléspectateurs, pour qu'il puisse mieux la comprendre. On ressent vite une énorme envie de traverser l’écran pour écouter des Vinyls avec elle.
Il y a également un changement de sexe concernant les personnages secondaires, Dick devient Simon, un homosexuel qui manque de confiance en lui, et Barry, incarné au cinéma par le grand Jack Black, devient Charice, l'extravagante amie fidèle de Rob. 

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Les bases du film sont elles bien présentes, même si le show prend des directions bien différentes pour éviter le copier-coller inutile et surtout le rendre plus moderne. On observe le Female Gaze derrière la réalisation sans en faire trop, chaque détail est bien défini sans exagération.
C’est impossible de rester insensible aux tourments amoureux de Rob et de ses amis (les ruptures marquantes, les relations inachevées, les remises en question, l'idée de devoir toujours aller de l’avant,...). Comme elle le dira dans un épisode, la musique l’a sauvée et la sauve à chaque séparation, notamment grâce à ses fameux Top 5 de ruptures amoureuses; une manière de s'en remettre tout en évitant de comprendre les raisons de ses échecs, tant elle préfère toujours se plonger dans la création de playlist qui exprime ses sentiments.
Fait amusant d'ailleurs, la mère de Zoë Kravitz, l'actrice Lisa Bonnet, a joué dans le film et arbore le même look, à tel point que la ressemblance entre elles est troublante (l’attention était-elle volontaire ?).

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Autre point positif du show High Fidelity, c'est sa B.O supervisée par le grand Questlove, qui retranscrit parfaitement les émois des personnages : on passe de Janet Jackson à David Bowie, de Blondie à Fleetwood Mac ou encore Stevie Wonder, via l’emblématique chanson I believe (When I fall in love it will be forever), un morceau plein d’espoir, qui clôture aussi bien le film que la série.


Alyssa Adjaoui

AlyssaCinephily

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