Fortress

[TOUCHE PAS NON PLUS À MES 90ϟs] : #44. Fortress

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Nous sommes tous un peu nostalgique de ce que l'on considère, parfois à raison, comme l'une des plus plaisantes époques de l'industrie cinématographique : le cinéma béni des 90's, avec ses petits bijoux, ses séries B burnées et ses savoureux (si...) nanars.
Une époque de tous les possibles où les héros étaient des humains qui ne se balladaient pas tous en collants, qui ne réalisaient pas leurs prouesses à coups d'effets spéciaux et de fonds verts, une époque où les petits studios venaient jouer dans la même cour que les grosses majors légendaires, où les enfants et l'imaginaire avaient leurs mots à dire,...
Bref, les 90's c'était bien, tout comme les 90's, voilà pourquoi on se fait le petit plaisir de créer une section où l'on ne parle QUE de ça et ce, sans la moindre modération.
Alors attachez bien vos ceintures, prenez votre ticket magique, votre spray anti-Dinos et la pillule rouge de Morpheus : on se replonge illico dans les années 90 !




#44. Fortress de Stuart Gordon (1992)


Christophe Lambert, L’immortel Come-Back

Rappelez-vous lorsque Christophe Lambert était bankable. Oui cette époque a existé et figurez-vous qu’elle me manque. Elle fût marquée par des films comme Subway, Greystoke, Highlander ou bien encore Fortress. C’est d’ailleurs de ce film dont je vais vous parler. Un film que j’ai découvert il y a une quinzaine d’années sur une chaîne de télévision de Libreville (Gabon).
Je me souviens, petit, avoir vu des extraits du film lorsqu’il était passé sur Canal +. J’avais un souvenir de Christophe Lambert en mode Rambo avec une coupe de cheveux déroutante. Toutefois, on ne m’avait pas laissé voir le film jusqu’au bout du fait de sa violence. Il ne me restait plus qu’une chose à faire, imaginer ce long-métrage. De quoi, pouvait-il bien parler ?
Ce n’est qu’une dizaine d’années après, alors que j’essayais désespérément de capter une chaîne sur ma petite télé cathodique, que je suis tombé sur le générique de début de ce film. J’ai arrêté de bouger l’antenne, j’ai augmenté le son et je me suis posé sur mon lit.
Bon, mon avis était très mitigé, je l’avais trouvé lent, la fin stupide et les acteurs complètement à côté de la plaque. Je voulais oublier ce film.

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Mais voilà que ce dernier est revenu sur mon chemin quelques années plus tard et j’ai décidé de lui redonner une chance. Et figurez-vous, j’ai bien fait.
En effet, Fortress peut avoir de nombreux défauts, à la limite du nanar, toutefois il est incontournable.
Tout d’abord, nous sommes en 1993 d’un côté nous avons Christophe Lambert qui tente de faire un come-back aux USA après les échecs commerciaux d’Highlander 2 de Russell Mulcahy et du Sicilien de Michael Cimino et de l’autre nous avons Stuart Gordon qui s’est fait un nom dans le domaine de la SF/Horreur en tant que réalisateur (Re-Animator, The Dolls, From Beyond) et scénariste (Chérie, J’ai rétréci les gosses de Joe Johnston). La réunion des deux a donné « Fortress », un film futuriste qui se situe entre du Lovecraft et Midnight Express.

Midnight Express du Futur et casting Bis

Ce dernier se déroule en 2017, la Terre est en crise à cause de la surpopulation. Une règle est instaurée : chaque famille ne peut avoir qu'un seul enfant. John Brennick et sa femme Karen enfreignent cette règle en raison de la mort de leur premier enfant. Brennick est condamné à 31 ans de prison dans une prison à sécurité maximale de la société Men-Tel. Personne n'a réussi à s'en évader, c'est pourquoi on l'appelle la « Forteresse ».

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Bien évidemment, vous l’aurez compris notre immortel préféré va essayer de s’y échapper lorsqu’il va apprendre que son épouse a aussi été incarcérée et que le directeur de la prison veut faire d’elle sa nouvelle compagne. Du coup, Brennick va vouloir anéantir ce dernier qui est joué par Kurtwood Smith, qui a interprété en 1987, Clarence J. Boddicker dans le Robocop de Paul Verhoeven. Mais je trouve que même s’il joue un bon méchant dans Fortress, il manque de punch et de charisme dans celui-ci.
En revanche, Brennick  ne va pas y arriver seul et va faire équipe avec un sidekick sympathique appelé Nino Gomez représenté par Cliffton Collins Jr (Hyper Tension 2), qui va l’accompagner durant cette aventure. 
Malheureusement, on reprochera au film un traitement très limite du personnage féminin joué par Loryn Locklin, qui ne sert pas à grand-chose.

Christophe Lambert, le second choix ?

D’après les dires, John Davis, le producteur du film, souhaitait qu’Arnold Schwarzenegger joue le rôle de John Brennick. Malheureusement, ce ne fût pas le cas, embauché sur Last Action Hero, Schwarzy était indisponible. Du coup, le budget a baissé et Davis a choisi Christophe Lambert pour le remplacer. De ce fait, Stuart Gordon, motivé par le projet, a dû faire le maximum avec un budget très réduit, avoisinant les 12 millions $. Et malgré tous les défauts que comptent le film, on ne pourra pas lui reprocher ses effets spéciaux, son maquillage et ses effets gores, qui sont soignés et qui valent le détour. De plus, la réalisation est bien maîtrisée pour une série B.

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Puis une nouvelle chose qu’on ne pourra pas reprocher à ce long-métrage c’est Christophe Lambert. Même si Schwarzy aurait fait l’affaire, Lambert se donne comme à son habitude à fond pour notre plus grand plaisir et il en impose.

Succès puis suite

Le film a été un véritable succès à l’international engrangeant plus de 45 millions $  au Box-Office et une suite a été produite 6 ans plus tard avec le retour de Christophe Lambert… Echec cuisant au Box-Office.
Fortress est une série B qui a beaucoup de défauts mais aussi quelques qualités qui le rendent très sympathique. Comme quoi, ça a du bon de redonner une chance à certains films.


Jason

Jason

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