Cold Blood Legacy - La Mémoire du Sang

[CRITIQUE] : Cold Blood Legacy - La Mémoire du Sang


Réalisateur : Frédéric Petitjean
Acteurs : Jean Reno, Sarah Lind, Joe Anderson,...
Distributeur : Paramount Pictures France
Budget :-
Genre : Thriller, Action.
Nationalité : Français.
Durée : 1h31min

Synopsis :
Le plus recherché des tueurs à gage goûte une retraite solitaire au bord d’un lac isolé dans le grand Nord-Américain. Une jeune femme grièvement blessée vient trouver refuge dans son chalet. Pour la sauver, il pourrait bien risquer sa propre vie…




Critique :

 
Sur le papier, le scénario de Cold Blood Legacy, semblait tout piquer ou presque - et sans vraiment se cacher non plus - au récent Polar avec Mads " FUCKING " Mikkelsen (adaptation de la BD éponyme signée Victor Santos et mis en boîte par Jonas Åkerlund) tout en étant carrément un produit d'exploitation hors du temps : un actionner à la trame archi-classique, un bon gros B/Z pétaradant et généreux porté par un Jean Reno bedonnant n'ayant plus rien tourné de bon depuis près de deux décennies (Les Rivières Pourpres de Kassovitz), qui ennuierait profond tout allergique au cinéma qui tâche.



Bref, tout ce qu'on aime quoi... quand le taf est bien fait.
Et dans les faits, il est tout à fait ça, un pur bis relax qui se savoure avec un plaisir non feint, assumant pleinement ses références, tout en maniant avec brio les codes du cinoche B pour exploiter avec malice la moindre décharge d'adrénaline à coups de scènes d'action à la cadence soutenue et fleurant bon le polar hard boiled.

Faussement nerveux et haletant mais vraiment bandant quand il s'en donne les moyens, peut s'apparenter à un bon ride burné, sorte de production sous-John Wick-esque/Europa Corp ++ à qui il manque un script plein de rigueur et moins prévisible (pas un soucis pour le genre), ainsi qu'un sens du découpage et de l'espace inspirés (dommage vu le cadre et ses paysages grandioses), mais dont le souci de bien faire est suffisamment charmant pour nous divertir tout du long, même si quelques longueurs et (grosses) incohérences viennent gentiment jouer avec notre patience.



Mieux, maniant le flingue avec une dextérité improbable, tel un homme sans nom intriguant et charismatique en diable nous rappelant aux belles heures de Léon (il a tout pour être un Neeson made in France), Jean Reno, plus en forme que jamais, livre un numéro de cabotinage solide et porte à bout de bras une vraie série B inégale mais divertissante, un thriller enneigé qui respecte plutôt bien les codes du polar à défaut de les transcender.
Bref, le Reno nouveau est vraiment recommandable, pas très fin mais ça se regarde sans faim, qui l'eût cru ?
Pas nous avant de rentrer en salles...


Jonathan Chevrier




John Chevrier

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