1 Cinéphile : 1 Film Culte

[1 CINÉPHILE = 1 FILM CULTE] : Bad Boys II


#26. Bad Boys 2 de Michael Bay (2003).

" Michael Bay est un réalisateur que j'ai autant aimé que détesté au fil des années. Un rapport amour-haine assez complexe dû en grande partie à la franchise Transformers (2007). Une saga dont j'ai désormais vu tous les épisodes et qui m'a plus d'une fois exaspéré devant ses parti-pris, ses limites scénaristiques et ses magnifiques placements de produits. Ma manière de regarder certains de ses films, qui furent cultes pour moi durant très longtemps, a changé aussi. Ce fut le cas de Bad Boys 2 qui est bien sûr la suite de Bad Boys (Bay, 1995) que j'ai vu quelques mois après en DVD.
Je l'ai vu à sa sortie en salle, j'avais neuf ans ce qui au vue de la violence globale du film et de son langage ordurier est assez amusant. D'autant que je ne me rendais pas forcément compte de cela et m'en foutais un peu (c'est toujours le cas). Je l'ai vu un très grand nombre de fois entre la sortie du film et le début de mon adolescence, puis cela s'est arrêté net à cause de mon aversion progressive pour Bay. Je l'avais revu avant de voir Pain and gain (Bay, 2013) au cinéma et je l'avais détesté au point d'en faire une critique cinglante. Le divorce aurait pu être prononcer, s'il n'y avait pas un mais comme dans toutes les romcoms. Mais si chers lecteurs, ce moment où le héros ou l'héroïne courent vers son amant (e) pour le retrouver. Bad Boys 2 et moi c'est un peu ça. Depuis ce moment je le revois régulièrement et je l'ai même montré à un ami pas très fan de Bay qui s'est quand même bien marrer devant.
Bad Boys était le premier film de Michael Bay, tourné parfois à l'arrache (Tcheky Karyo aurait pu se faire décapiter à cause d'une mauvaise manoeuvre) et proposait un buddy movie dans la mouvance des Armes Fatales (Richard Donner, 1987-98). Le temps a passé entre les deux films, Will Smith est devenu un homme en noir, Martin Lawrence Big Mamma, Michael Bay et Jerry Bruckeimer ont fait trois films ensemble... Bad Boys 2 garde l'aspect buddy movie (sinon ce ne serait pas drôle), mais va toujours plus loin, toujours plus fort. Le film dépasse les bornes en jouant sur une vulgarité over the top. Bad Boys 2 est un film où un homme dit qu'il n'a plus d'érection face caméra à son meilleur ami. Où une pièce à conviction se transforme en sex-tape en cours de route. Où les différents personnages s'insultent de "sale batard", de "putain de pute", de "pédales blackos" et autres joyeusetés. Où Michael Bay dézingue des membres du KKK (dont un Michael Shannon avec une oreille en moins) dès l'ouverture.


Bad Boys 2 n'est pas un film politiquement correct et ne se prive jamais de le dire. Comme le suggère Martin Lawrence régulièrement dans le film, si ce n'est pas Joe Pantoliano, Will Smith tire sur tout ce qui bouge au point d'avoir un sacré tableau de chasse de macchabées à la morgue du coin. Réalisant un film Restricted, Bay s'en fout complètement et ose tout. Le méchant Johnny Tapia (Jordi Molla) fait découper un mec en morceaux (prélude à Pain and gain), exécute un de ses hommes devant ses camarades et a une issue particulièrement spectaculaire. Un passage se déroule dans une morgue, valant une scène hilarante ou pas selon les sensibilités. Il y a même une scène de sexe entre deux rats !
Par la même occasion, Bay s'éclate aussi dans la destruction massive. Sa course-poursuite de début de film (même si parfois les voitures ne sont pas très raccords avec le parcours même) est de la folie furieuse par excellence, avec des voitures et même un bateau qui volent. Bay semble s'amuser comme un petit gosse à dégommer des voitures. Il fait de même avec des décors. Comme dans ce fameux gunfight en plan-circulaire ou avec cette villa qui est dégommée de fond en comble, avant que Smith et Lawrence ne se lancent dans une razzia dans des laboratoires de drogues en hummer, un peu à la manière de Jackie Chan dans Police Story (Chan, 1985).
Bad Boys 2 c'est la suite bigger and louder par excellence, le blockbuster qui n'a peur de rien quitte à montrer une conversation entre un flic et un suspect mort. Puis c'est un des rares films d'action américain post-2000 que je retiens (non je ne citerais pas John Wick).  C'est aussi en le revoyant que j'ai commencé à m'intéresser à nouveau à Michael Bay, plus qu'en découvrant Pain and gain (qui est aussi devenu un de mes films cultes depuis). Avant de terminer cette chronique sur les chapeaux de roue, je tenais à citer un autre fan irréductible de Bad Boys 2, mon camarade Frédéric que je connais depuis mes débuts sur Allociné (ce qui ne date pas d'hier). On roule ensemble, on meurt ensemble, Bad Boys pour la vie. "

Borat8


Blogueur depuis juin 2008 ayant promené sa frimousse d'Allociné à Canalblog (bientôt huit ans !). Cinéphile carnivore accumulant les visionnages à droite et à gauche, au point de ne parfois plus où donner de la tête. Mon quinté de films de chevet est Across the universe (Julie Taymor, 2007), Fight club (David Fincher, 1999), Ace Ventura (Tom Shadyac, 1994), Toy Story 3 (Lee Unkrich, 2010) et The land before time (Don Bluth, 1988). Mes réalisateurs préférés sont Steven Spielberg, Hayao Miyazaki, David Fincher, James Cameron, Guillermo del Toro et Clint Eastwood.


Blog : Ciné Borat


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