David Ayer

David Ayer quitte la réalisation du remake de Scarface


Projet plus casse-gueule à Hollywood, tu meurs...



Faire mieux que le Scarface d'Howard Hawks, mais surtout mieux que le monumental Scarface de Brian De Palma, scripté par Oliver Stone et incarné à la perfection par Al Pacino, par chez nous, nous avons la quasi-certitude que c'est une tâche insurmontable pour la grande majorité des cinéastes peuplant la jungle Hollywoodienne aujourd'hui.

Nous n'empêchons pas Hollywood justement, de nous donner tort même si, en étant tout à fait honnête deux secondes, vu l'état du cinéma ricain aujourd'hui, un remake veut bien plus dire cent pas en arrière qu'un vrai pas en avant; à la différence d'il y a encore quelques décennies ou le procédé avait encore un tant soit peu de légitimité/crédibilité.
Mais soit, acceptons la vision d'un troisième Scarface, au scénario à cinq têtes (David Ayer, Paul " Donnie Brasco " Attanasio, Jonathan " N.W.A - Straight Outta Compton " Herman et les frères Coen) et qui verra l'ascension d'un Tony Montana mexicain, qui tenterait de gravir les échelons de la richesse et du crime dans le L.A. d'aujourd'hui.


Accumulant les mauvais plans depuis ses prémisses, le film perdait en début d'année son réalisateur attitré, l'excellent Antoine Fuqua (qui reprenait déjà le projet après le départ de Pablo Larrain), tout en gagnant son interprète vedette, le sympathique Diego Luna (vu récemment dans Blood Father et Rogue One : A Star Wars Story), qui tentera de faire oublier l'inestimable Al Pacino dans la psyché des cinéphiles endurcis que nous sommes - une mission impossible, il faut être honnête.


Pas un mois ne se passe sans que son petit tremblement ne vienne tout remettre en cause.
Aujourd'hui, le Hollywood Reporter en remet une couche en annonçant que le remake, tout récemment promis à Peter Berg et David Mackenzie, puis à David Ayer, aurait une fois perdu son metteur en scène !

Alors que Ayer cumulait la production de ce remake et de l'alléchant Gotham City Sirens, il aurait ni plus ni moins été éconduit par Universal qui jugerait son nouveau traitement du script trop Dark...



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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