Critiques

[CRITIQUE] : L'Ascension


Réalisateur : Ludovic Bernard
Acteurs : Ahmed Sylla, Alice Belaïdi, Kevin Razy, Wally Dia, Umesh Tamang,...
Distributeur : Mars Films
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h43min.
Synopsis :
« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là... D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.



Critique :



Qu'on se le dise, depuis deux ans la comédie française a connu un regain de santé tel, qu'elle est devenu aussi plaisante à suivre que celle venue tout droit du pays de l'Oncle Sam, dont la qualité - hors cador de l'humour - est de plus en plus déclinante avec le temps.
Histoire de bien débuter l'année ciné 2017, après l'avoir fini en beauté avec le brillant Papa ou Maman 2, le Festival International de la comédie de l'Alpe d'Huez nous envoie dès ces dernières heures de janvier, son Grand Prix du Jury/Prix du Public, l'alléchant L'Ascension; premier long métrage de Ludovic Bernard, porté par le désopilant Ahmed Sylla et la craquante Alice Belaïdi.



En prenant pour pitch l'histoire vraie (celle de Nadir Dendoune, contée dans le roman Un Tocard sur le Toit du Monde) d'un jeune des cités se lançant pour défi de gravir l'Everest pour prouver son amour à sa dulcinée (!), Bernard signe ni plus ni moins que l'un des feels good movies les plus grisants et jouissivement positif de ces dernières années (avec Eddie The Eagle, comme quoi la montagne...); une comédie aussi drôle qu'elle est pétrie de bons sentiments.
Dans la froideur d'un périple épique sur le toit du monde, le métrage surprend autant par son humour communicatif et jamais forcé que par la chaleur d'une écriture sincère et naturelle, autour de laquelle gravite une galerie de personnages attachants (Umesh Tamang/Johnny en tête).
En banlieusard aussi romantique qu'il est courageux et un brin barré, Ahmed Sylla, dont c'est le premier grand rôle au cinéma, crève l'écran et saisit par la justesse et la finesse de son jeu.



Tendre, humble et rythmé de bout en bout, L'Ascension est un premier long-métrage brillant à la bonne humeur communicative, un joli moment de cinéma simple et efficace, duquel on ressort le coeur léger et la banane aux lèvres.
Une bonne comédie qui n'a que pour seule prétention de faire passer une bonne séance à son auditoire, tout simplement.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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