Critiques

[CRITIQUE] : The Boyfriend - Pourquoi Lui ?


Réalisateur : John Hamburg
Acteurs : Bryan Cranston, James Franco, Megan Mullaly, Zoey Deutch, Keegan-Michael Key,...
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h52min.
Synopsis :
Un père de famille emmène sa famille visiter sa fille à Noël et se retrouve en compétition avec le petit-ami de celle-ci, un jeune devenu milliardaire grâce à internet.



Critique :




Il aura finalement dû attendre le triomphe incontesté de Breaking Bad pour que l'inestimable Bryan Cranston soit enfin considéré à sa juste valeur; soit l'un des meilleurs comédiens ayant foulé le petit écran, tout autant que l'un des talents ricains les plus précieux de ses vingt dernières années.
Bien sur, c'est avant tout et surtout le fan inconditionnel des géniales séries Malcolm et Breaking Bad qui parle, mais tout de même, le sympathique bonhomme est un gros bosseur, que ce soit dans de grosses séries B (Godzilla, Total Recall) ou des divertissements plus intimes (Argo, Detachment, La Défense Lincoln, Drive ou encore Cold Comes The Night).
Mais si la télévision US a su le célébrer de la plus belle d'un des manières, le cinéma lui, ne s'est pas encore échiné à lui offrir LE rôle qui mettrait tout le monde d'accord - aussi bien les critiques que les spectateurs.



Jusqu'à Dalton Trumbo donc, biopic officiel du scénariste communiste du même nom, aux déboires au moins aussi célèbres que sa personne, qui lui permit de chiper sa première nomination aux oscars, ainsi qu'un statut de comédien hautement recommandable sur le grand écran.
Si on l'a adoré il y a quelques mois, dans le brillant thriller Infiltrator signé Brad Furman, et que l'on trépigne d'impatience de le découvrir dans notre potentiel gros plaisir coupable du premier semestre 2016 - Power Rangers -; le voilà déjà de retour dans les premiers jours de 2017, avec une comédie régressive à souhait hautement prometteuse : The Boyfriend, ou il campera un papounet aimant et protecteur entrant littéralement en compétition avec le nouveau petit-ami de sa fille... James Franco.

Potacherie totalement assumée et prévisible (le film s'apparente à un ensemble de sketchs, heureusement réussis pour la plupart) se basant savoureusement sur un duel machiste plein de testostérone entre deux comédiens au sommet de leurs formes (James Franco, odieux et déchainé, est encore une fois sans limite alors que Cranston lui, faussement rigide, est littéralement génial) vu des milliers de fois auparavant, Pourquoi Lui ? enfonce la porte du trash jusqu'au fondement - et le mot est faible - pour incarner un de ces petits moments de cinéma foutraques, mais étonnement solide et jubilatoire, au casting littéralement déchainé.



C'est méchamment décomplexé et grossier à mort, ça fait souvent mouche dans sa volonté de provoquer du rire par la force d'un humour choc (les scènes hilarantes sont légion) et ça cabotine sévère à tous les niveaux mais surtout, ça ne ment jamais sur la marchandise car tout du long, tant le film de John Hamburg (Polly et Moi ou encore I Love You, Man) épouse pleinement son statut de divertissement estival régressif au possible, singeant autant l'extravagance des jeunes riches que celles des hipsters, tout en opposant les valeurs de deux générations bien distinctes (celle de la richesse sans effort et frivole face à celle, plus traditionnelle et modeste, du dur labeur et de l'accomplissement professionnel).

Bref, un bon délire férocement anarchique sous forme de mise en bouche bien chargée et jamais ennuyeuse, à une année ciné 2017 qui démarre clairement sous les chapeaux de roues.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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