Babak Najafi

[CRITIQUE] : La Chute de Londres


Réalisateur : Babak Najafi
Acteurs : Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman, Jackie Earle Haley, Melissa Leo, Radha Mitchell,...
Distributeur : SND
Budget : -
Genre : Action.
Nationalité : Américain, Britannique, Bulgare.
Durée : 1h39min.

Synopsis :
Les plus grands leaders du monde occidental sont attendus à Londres aux funérailles du Premier ministre britannique, mort dans des circonstances plus que douteuses. Mais ce qui avait commencé comme l’évènement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. Cible d’un complot terroriste, la capitale anglaise est mise à feu et à sang et la plupart des chefs d’état faits prisonniers. Seuls ont pu s’échapper le président américain et l’agent secret Mike Banning, qui vont devoir à la fois combattre pour survivre et mettre fin aux agissements des terroristes.




Critique :

Qu'on se le dise, le charismatique Gerard Butler n'a pas réellement connu la carrière qu'il méritait, second couteau de luxe avant d'être glorifié sur le tard par la force d'un rôle sur-mesure, celui du mythique King Leonidas - sans aucun doute le rôle de sa vie.

Depuis lors, entre deux trois succès romantico-niais (L'Abominable Vérité avec Katherine Heigl, Le Chasseur de Primes avec Jennifer Aniston, ou encore P.S. I Love You avec Hilary Swank), il est cantonné aux séries B de luxe (Ultimate Game, RocknRolla, Que Justice soit Faîtes), façonnant pleinement son statut de nouveau superman de l'action des années 2000/2010.


Statut loin d'être remis en cause cette année avec les sorties successives de Gods of Egypt d'Alex Proyas (déjà le premier gros four de 2016) mais surtout La Chute de Londres, suite officielle du sympathique et jubilatoire La Chute de La Maison Blanche, carton surprise au box-office US en 2013; sorte de mélange plutôt solide de Air Force One, Die Hard et la série culte 24, au sein duquel le Gerard sauvait le président des États-Unis et même le monde.

De retour dans le costume et les chaussures de Mike Banning, Butler va de nouveau devoir sauver la peau de son président - le mésestimé Aaron Eckhart - mais également celles des plus grands leaders mondiaux dans un Londres totalement assiégé par un complot terroriste encore mieux rondement mené que celui ayant frappés la White House.

Oui, à côté, les aventures pourtant salement poissardes de ce bon vieux John McLane, c'est presque du pipi de chat...


London Has Fallen (en v.o) débute donc à Londres, aux funérailles du Premier ministre britannique - mort dans des circonstances plus que douteuses -, funérailles pour lesquelles tous les grands leaders du monde occidental se réunissent.
Mais ce qui avait commencé comme l’évènement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. Cible d’un complot terroriste, la capitale anglaise est mise à feu et à sang et la plupart des chefs d’état faits prisonniers.

Seuls ont pu s’échapper le président américain et l’agent secret Mike Banning, qui vont devoir à la fois combattre pour survivre et mettre fin aux agissements des terroristes...

Suivant l'adage " Bigger, Better and Faster " de toute bonne suite de série B qui se respecte, La Chute de Londres assume pleinement son statut de divertissement jouissivement régressif et fait fit de ses grosses ficelles scénaristiques et de la prévisibilité de son package globlal pour mieux incarner une ode à l'action bourrin intelligemment orchestré par un Babak Najafi (la suite d'Easy Money, la série Banshee) qui n'a décemment rien à envié au solide Antoine Fuqua derrière la caméra.


Burné, rythmé (la péloche ne dépasse pas les 100 minutes au compteur) et méchamment jubilatoire, bien plus buddy movie que l'opus précédent (le duo Butler/Eckhart fonctionne à merveille), cette suite pousse le bouchon encore plus loin en alignant à la pelle les bastons badass, les exécutions et les explosions spectaculaires; le tout enrobé d'une violence complétement décomplexée et limite réac.

Du pur divertissement comme on les aime, un bonbon pimenté tout droit sortie des 80's et au second degré aussi ravageur qu'un Gerard Butler bouffeur de terroristes, armé et cabotinant à l'extrême.
Les amoureux du genre seront aux anges, les autres ont suffisamment d'alternatives en salles ces jours-ci pour passer leur chemin.

Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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