Antonio Banderas

[CRITIQUE] : Bob l’Éponge - Le Film : Un Héros sort de l'Eau


Réalisateur : Paul Tibbitt
Acteurs : Antonio Banderas, Noah Lomax, Lisa Datz,...
Distributeur : Paramount Pictures France
Budget : 66 000 000 $
Genre : Animation, Aventure, Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h33min.

Synopsis :
Tout baigne à Bikini Bottom pour Bob l’éponge, l’éternel optimiste et ses amis: Patrick l’étoile de mer fidèle, Carlo le calamar égoïste, Sandy l’écureuil et Monsieur Krabs, le crustacé obsédé par l’argent!
Cependant tout bascule quand la recette du pâté de crabe est volée par le diabolique pirate Steak Barbare (et les mouettes qui ne le quittent jamais…) ! Pour sauver leur monde, Bob et ses amis vont unir leurs forces (avec l’aide de Plankton, l’ennemi de toujours !) et débarquer dans le nôtre ! Transformés en super-héros, ils vont apprendre à maîtriser leurs super-pouvoirs, mais … ça va faire des vagues !


Critique :


Dans la catégorie dessin animée jouissivement WTF et barrée, les aventures de Bob l’Éponge se pose bien là, gentiment calé derrière la cultissime Les Simpsons, mais surtout derrière la méchamment trash South Park, porté par la même maestria que la family à ce bon vieux Homer, de pouvoir parler aux plus petits malgré la pluie de sous-entendus subversifs qui ne peuvent que faire sourire les plus grands.

Après avoir envahi les écrans une première il y a une dizaine d'années dans une excellente extension de la série TV (David Hasselhoff en caméo façon Alerte à Malibu c'est juste du pur bonheur), et comptabilisé plus de 300 épisodes en plus de quinze ans maintenant, cette bonne vieille éponge jaune made in Bikini Bottoms nous revient donc cette semaine en salles, avec Un Héros sort de l'Eau, ou Bob et ses amis se prennent ni plus ni moins que pour des super-héros.

Marvel et DC prenez garde, une menace vient des profondeurs de l'océan et non, ce n'est ni Namor ni Aquaman...


Après une introduction porté par un Antonio Banderas cantonné aux caméos de luxe (bien dans Expendables 3, moins ici dans sa vision " Jack Sparrow-esque " de la piraterie version divertissement familiale), le film suit donc l'histoire de Bob et de ses amis marins, qui va devoir voyager dans le temps avec son ennemi juré Plancton - enfin juré jusqu'alors - pour retrouver qui qui c'est qui a mystérieusement volé la recette du pâté de crabe.

Et c'est le dénommé Steak Barbare qui l'a dérobé (Banderas donc), un méchant pirate qui possède un livre magique capable de matérialiser tout ce que l'on peut bien écrire dessus.
Bref, au pied du mur de l'océan, nos héros vont devoir être forcé de remonter à la surface et de tailler le bout de gras avec le Steak pour récupérer la fameuse recette...

Fausse promesse d'un film live puisque les héros ne sortent justement de l'eau, que dans un cours dernier tiers assez vite expédié (merci la promo qui base tout le film sur cet élément clé), ce Bob L’Éponge 2 est donc majoritairement en 2D comme la version sur petit écran, pas un mal tant l'éponge jaune déjanté et son body Patrick n'ont décemment rien perdu de leur folie furieusement débile.


Méchamment référencé à la culture pop et au septième art contemporain, parodique, porté par des voyages dans le temps qui seront sujet à de gros délires façon trip WTF et méchamment coloré, pas toujours hilarant mais au moins inventif (des dauphins dans l'espace, really ?), cette suite qui se laissera mirer sans le moindre déplaisir, s'avère néanmoins un gros cran en dessous du premier essai de 2004, qui arrivait à parler aussi bien à nos petites têtes blondes qu'à nous.

Ici, le film est totalement voué à son public cible - d’où le scénario un peu bâclée -, et si il nous arrivera plus d'une fois de rire face à la connerie des personnages titres (grâce à un excellent doublage français, plus réussi d'ailleurs que sur Les Nouveaux Héros), nous resterons souvent un brin sur notre faim.
Tout comme sa 3D gadget qui dans la généralité est assez maladroite et pas forcément très utile, à l'image d'une campagne promo qui le fut tout autant, dévoilant en (trop) grande partie les gags savoureux de la péloche.

Reste que dans le spectaculaire affrontement final, l'intégration à la vie en surface des wannabe super-héros de Bikini Bottoms est franchement réussite, trop courte certes mais formidablement bien modélisé et au ton mordant à souhait, à tel point que l'on peste un brin de ne pas pouvoir en avoir plus à se mettre sous la dent.


Merveilleusement régressif, drôle et pétillant, Bob l’Éponge - Le Film : Un Héros sort de l'Eau n'est pas le monument délirant espéré, mais incarne un bon petit moment de cinéma sympathique et jouissif, qui n'aura point de mal à dénoter avec la distribution actuelle en salles pour attirer en masse les spectateurs.

Tout de même de quoi nous donner envie de revoir la série, mais surtout le premier film, parce que comme Bob et Patrick, on doit tous certainement être des gloutons barjots à l'intérieur...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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